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Viol : Comment libérer la parole ?
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Viol : Comment libérer la parole ?

Débattle du 11 juin 202030 minutes
Elles s'appellent Aissatou, ou Léou, ils s'appellent Malik et Steven, et ils ont comme point commun d'avoir utilisés le #Iwas pour dénoncer en public des violences sexuelles dont ils et elles ont été victimes.

Le #Iwas a été lancé aux USA le 1er juin 2020, et il est arrivé en France deux jours plus tard. Dans plus de 45 000 tweets en France, des victimes témoignent de viols et d’agressions sexuelles parfois très jeune, l’idée c’est de libérer la parole sur le sujet et d’aider les autres à en parler, des meufs comme des mecs.  40% des viols ou tentatives de viols déclarés par les femmes ont lieu avant l'âge de 15 ans, et pour les hommes, le taux monte à près de 60%. Cette question est donc très liée à l’enfance et à l’adolescence, avec un traumatisme psychologique qui fait que la victime oublie parfois l’agression, et ça ressurgit des années après. 254 femmes se font violer par jour en France, ça fait 10 par heures. Depuis 1980, le Code pénal définit le viol comme « tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu'il soit, commis sur la personne d'autrui par violence, contrainte, menace ou surprise ». En 10 ans, le nombre de personnes condamnées pour viol a chuté de 40 %, alors que le nombre de plaintes a augmenté. Dans 90 % des cas, la victime connaissait son agresseur avant le viol, et seulement 10 % des victimes portent plainte.

 Est-ce que les # sont une bonne manière de libérer la parole ?

 Est-ce qu’un jour, dire qu’on a été violé ne sera plus un tabou ?

 La souffrance des victimes elle est minimisée ?