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Pour ou contre l’interdiction de filmer la police ?
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Pour ou contre l’interdiction de filmer la police ?

Débattle du 16 novembre 202057 minutes
A partir du 17 novembre 2020, les députés vont se pencher dans le cadre cadre de la loi « sécurité globale » sur l'article 24 qui vise à interdire de filmer et diffuser des images ou des vidéos d’agents de police au risque d’encourir 1 an de prison et 45000 euros d’amende.

C’est grâce aux vidéos que de nombreuses violences ont été révélées, à commencer par la mort de Georges Floyd au printemps aux USA. On a cru que la grosse mobilisation autour de Black Lives Matter allait faire bouger les choses : tous les médias parlaient des violences policières, et puis c’est retombé, comme d’habitude… En France, les prénoms sont différents, qu’il s’agisse d’Adama, Zyed, Bouna, Théo, Cédric ou Gabriel, les circonstances sont différentes aussi mais les décisions de justice sont les mêmes : des policiers réintégrés et plus écoutés que les victimes. En France, L'IGPN dépend du ministère de l'Intérieur, ce sont donc des policiers qui jugent d’autres policiers, et seulement 10 à 15% des enquêtes de l'IGPN aboutissent à des condamnations. La France a été critiquée plusieurs fois ces derniers mois pour violences policières : par le Parlement européen, le Conseil de l’Europe, la Cour Européenne des Droits de L’Homme et même par des experts de l'ONU qui ont déclaré que le gouvernement devait arrêter de nier la réalité sur les bavures. En 2019, la police des polices a mené 868 enquêtes pour des violences volontaires de policiers, ça fait plus de 2 par jour, et 39 policiers ont été renvoyés. 

Notre invité : Philippe-Henry Honegger, avocat pénaliste, membre du cabinet Ruben & associés. 

 Il y a une négation des violences policières en France ? 

 C'est un recul démocratique ? 

 Est-ce que ça va envenimer encore plus les rapports entre policiers et citoyens ?