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Piqûres dans les boîtes, GHB, agressions sexuelles : le problème est-il vraiment pris au sérieux ?
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Piqûres dans les boîtes, GHB, agressions sexuelles : le problème est-il vraiment pris au sérieux ?

Debattle du 04 mai 202259 minutes
Depuis plusieurs mois partout en France, de nombreuses personnes ont été droguées à leur insu, en boîte, en festival, en soirée étudiante, dans des bars et certaines ont été agressées même violées.

Plusieurs enquêtes ont été ouvertes ces dernières semaines après des piqûres dans des boîtes de nuit, des soirées, des bars ou des festivals. A Grenoble, Lorient, Lyon, Béziers, Montpellier, Rennes ou Paris, une soixante de cas ont été relevés par la police depuis début avril (la gendarmerie n'a pas encore communiqué de chiffres). Les symptômes varient : bouffées de chaleur, nausée, malaise, perte d’équilibre, ils peuvent même aller jusqu’à l’évanouissement. Au-delà de ce phénomène, le problème de la « soumission chimique » est pris de plus en plus au sérieux : c’est le fait de droguer quelqu’un à son insu, avec des substances comme le GHB, le GBL, le Rohypnol (un sédatif hypnotique) ou d’autres anxyolitiques. Les victimes sont souvent des jeunes filles, et elles sont parfois victimes de viol ou d’agressions sexuelles. Le problème, c’est que le GHB provoque l’amnésie et se détecte jusqu’à 8h dans le sang. Plusieurs victimes ne vont pas porter plainte ou sont parfois confrontées à un refus de la part de la police. Plusieurs associations et mouvements comme #balancetonbar aident à recueillir la parole des victimes. Le gouvernement a lancé en février 2022 une campagne de prévention pour lutter contre le GHB. 

Notre invitée : Safiatou Mendy  formatrice et coordinatrice de l’association Consentis. 

 Le monde de la nuit est-il fortement imprégné de la culture du viol ? 

 Sans le #balancetonbar le problème serait-il resté sous le tapis ?

 La société est-elle en train d'ouvrir les yeux sur les diverses agressions qui entourent les bars et les boîtes ?