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Le tribunal populaire sur les réseaux peut-il remplacer la justice ?
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Le tribunal populaire sur les réseaux peut-il remplacer la justice ?

Debattle du 17 novembre 202159 minutes
#MeToo #Balancetonporc ou encore #MeTooPolitique depuis plusieurs années on assiste à l’explostion d’hastag sur les réseaux sociaux pour dénoncer, critiquer et pointer du doigt notamment les violences faites aux femmes.

En 2017, des actrices américaines avaient accusé le producteur Harvey Weinstein de viol et l’actrice Alyssa Mylano avait encouragé toutes les femmes victimes de violences à partager leur témoignage avec le #metoo. En France, le #balancetonporc avait été lancé par Sandra Müller, une journaliste qui accusait son ancien patron. Depuis, les # se sont multipliés : #balancetonmédia, #balancetonmédecin, #balancetonrappeur après les accusations contre Moha La Squale et Roméo Elvis, #iwas, à travers lequel des victimes ont raconté leur viol. Récemment, des personnalités aussi diverses que Naps, Ary Abittan ou Patrick Poivre d’Arvor ont été confronté à des accusations de viol. Dans un autre registre, la joueuse du PSG Aminata Diallo a vu sa réputation ternie sur les réseaux et dans la presse après sa garde à vue dans une affaire de violence sur sa coéquipière du PSG Kheira Hamraoui. Derrière ces hashtags, il y a une réalité : 86 % des femmes ont déjà été insultées ou agressées dans la rue, 84 000 femmes âgées de 18 à 75 ans sont victimes de viols ou de tentatives de viol chaque année en France, on estime que 15 % des viols donnent lieu à une plainte et 1 viol sur 10 aboutit à une condamnation en justice.

Notre invitée : Safya Akorri, avocate au barreau de Paris, spécialisée en droit pénal 

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