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Le tribunal populaire sur les réseaux est-il une bonne chose ?
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Le tribunal populaire sur les réseaux est-il une bonne chose ?

Débattle du 15 septembre 202059 minutes
Ou placer le curseur entre présomption d'innocence et paroles des victimes ?

En 2017, des actrices américaines avaient accusé le producteur Harvey Weinstein de viol et l’actrice Alyssa Mylano avait encouragé toutes les femmes victimes de violences à partager leur témoignage avec le #metoo. En France, le #balancetonporc avait été lancé par Sandra Müller, une journaliste qui accusait son ancien patron. En 2019, le #balancetonmédecin a tourné sur les réseaux pour dénoncer des attouchements, et début septembre 2020 le #balancetonrappeur est sorti autour de Moha La Squale, accusé par 3 femmes. Elles ont porté plainte contre lui et le parquet de Paris a ouvert une enquête pour "violences", "agression sexuelle" et "séquestrations". Le # concerne aussi Roméo Elvis, qu’une femme accuse d’attouchement (elle n'a pas porté plainte). Il y aussi de plus en plus de filles qui filment leur agresseur et balancent la vidéo sur les réseaux. Derrière ces hashtags, il y a une réalité : 86 % des femmes ont déjà insultées ou agressées dans la rue, une femme meurt tous les 3 jours du fait de la violence de son conjoint ou de son ex, officiellement 616 femmes sont victimes de violence conjugale chaque jour mais le chiffre est beaucoup plus important, parce que seulement 19 % des victimes portent plaintes. On estime que 15 % des viols donnent lieu à une plainte et 1 viol sur 10 aboutit à une condamnation en justice.  

Invitée : Safya Akorri, avocate au barreau de Paris, spécialisée en droit pénal

 Qu’est-ce qui est le plus important entre la parole des victimes et le respect de la présomption d’innocence ?

  Il faut changer la manière dont fonctionne la justice ?

  Balancer les agresseurs sur les réseaux, c’est une bonne solution ?