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Le rap français a-t-il produit des légendes à l’image de Tupac et Biggie ?
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Le rap français a-t-il produit des légendes à l’image de Tupac et Biggie ?

Debattle du 15 avril 202129 minutes
Depuis le 1er mars 2021 le documentaire "Biggie: I Got a Story to Tell" est dispo sur Netflix. Il s’intéresse principalement à son enfance, et ses débuts dans le hip-hop.

Tout a commencé dans le Bronx à New York, sous influence du disco au milieu des années 70, où des DJ comme Kool Herc sortaient les platines pour faire danser les habitant des blocks, puis la conscience politique est arrivée avec Grandmaster Flash et Afrika Bambaataa. En France, le rap est arrivé entre le milieu et la fin des années 80, quand le rap américain se politisait avec des groupes comme Public Enemy. Il y a eu de nombreux featurings entre rappeurs français et américains MC Solaar invité par Guru sur son premier album solo en 93, IAM et Sunz Of Man, NTM et Nas, Assassin et Supernatural, 113 et Mobb Deep (L’Ecole du Crime, 2005), Ol Kainry et Raekwon (De Park Hill à 91 Pise, 2004), Booba et Diddy, Rohff et The Game, Dosseh et Young Thug, Kaaris et Gucci Mane… Jusqu’à récemment, le rap français a suivi toutes les tendances : le boom bap, les samples, le gangsta rap, les prod à la Timbaland, la trap, le cloud rap. Selon une étude du média américain DJ Booth, Paris est la ville qui a vendu le plus d’albums de hip-hop au monde en 2019, devant Atlanta, notamment grâce à PNL, Ninho et Nekfeu. Tupac et Biggie sont encore partout, dans la tête des gens, dans leur téléphone, sur YouTube, sur des t-shirts, dans des lyrics d’aujourd’hui, dans des documentaire. Tupac est mort à 25 ans en 1996, et Biggie à 24 ans, en 1997.  Tupac nous a laissé 5 albums, et Biggie en a laissé 2. C’est ce qu’on appelle des icônes, ils ont marqué leur époque, leur musique et ils continuent à rayonner après leur mort.

 C’est un question de charisme ?

 Est-ce que notre époque produit encore des icônes ?

 Qui sont les poids lourds amenés à durer ?