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Jusqu’à quand va-t-on tolérer les violences policières ?
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Jusqu’à quand va-t-on tolérer les violences policières ?

Debattle du 03 décembre 20201 heure
Entre le démantèlement brutal d'un camp de migrants, l'agression violente de Michel Zecler, l'article 24 de la loi dite sécurité globale, ces dernières semaines, la police et les violences policières sont une énième fois mises en lumière.

Le tabassage de Michel Zecler par des policiers vient s’ajouter à la liste des violences policières médiatisées ces derniers mois, après Gabriel à Bondy en mai 2020 ou l’affaire des policiers racistes de l’Île-Saint-Denis pendant le premier confinement. Une proposition de loi "Sécurité Globale" a été débattue à l’Assemblée Nationale mi novembre 2020. Ce qui a fait parler, c’est l’article 24, qui prévoit une peine d’un an de prison et 45 000 euros d’amende pour les personnes qui diffuseront les images de policiers sur les réseaux si ça "porte atteinte à leur intégrité physique ou psychique". Finalement, cet article va être réécrit. C’est grâce aux vidéos que de nombreuses violences ont été révélées, à commencer par la mort de Georges Floyd et les blessures par balle de Jacob Blake aux USA. En France, L'IGPN dépend du ministère de l'Intérieur, ce sont donc des policiers qui jugent d’autres policiers, et seulement 10 à 15% des enquêtes de l'IGPN aboutissent à des condamnations. La France a été critiquée plusieurs fois ces derniers mois pour violences policières : par le Parlement européen, le Conseil de l’Europe, la Cour Européenne des Droits de L’Homme et même par des experts de l'ONU qui on déclaré que le gouvernement devait arrêter de nier la réalité sur les bavures. En 2019, la police des polices a mené 868 enquêtes pour des violences volontaires de policiers, ça fait plus de 2 par jour, et 39 policiers ont été renvoyés… On a cru que la grosse mobilisation autour de Black Lives Matter allait faire bouger les choses, mais les affaire de violence se succèdent et rien ne changent…

Notre invité : Samim Bolaky, avocat pénaliste au barreau de Paris. 

 Est-ce que ça va envenimer encore plus les rapports entre policiers et citoyens ?

 Est-ce qu’on vit un moment historique dans la prise de consciences des violences policières ?

 Les institutions sont dans le déni ?