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Faut-il afficher les agresseurs sur les réseaux sociaux ?
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Faut-il afficher les agresseurs sur les réseaux sociaux ?

Débattle du 12 novembre 20191 heure
Les réseaux sociaux sont devenus une place publique où tout le monde peut s’exprimer se substituant même parfois à la justice.

L’actrice Adèle Haenel a accusé le réalisateur Christophe Ruggia d'attouchements quand elle avait entre 12 et 15 ans (elle a désormais 30 ans ). Elle a eu des phrases assez fortes qui ont beaucoup fait réagir sur les réseaux, notamment « La justice nous ignore, on ignore la justice », et elle a envoyé le message aux filles et aux femmes victimes de violence d’arrêter de culpabiliser en nommant leur agresseur. En 2017, des actrices américaines avaient accusé le producteur Harvey Weinstein de viol et l’actrice Alyssa Mylano avait encouragé toutes les femmes victimes de violences à partager leur témoignage avec le #metoo. En France, le #balancetonporc avait été lancé par Sandra Müller, une journaliste qui accusait son ancien patron. Debut novembre 2019, le #balancetonmédecin a tourné sur les réseaux pour dénoncer le racisme de certains médecins, et il a ensuite été utilisé pour parler d’attouchements. Il y a aussi de plus en plus de filles qui filment leur agresseur et le balancent sur les réseaux. 86 % des meufs ont déjà insultées ou agressées dans la rue, et une femme meurt tous les 3 jours du fait de la violence de son conjoint ou de son ex. Dans le monde, 1 femme sur 3 souffre de violences physique, sexuelle ou psychologique. On estime que 15 % des viols donnent lieu à une plainte et 1 viol sur 10 aboutit à une condamnation en justice. Est-ce qu’il faut ignorer la justice et afficher les agresseurs publiquement ? C’est la question qu’on vous pose ce soir

 Filmer son agresseur et le balancer sur les réseaux, c’est une bonne solution ?      

 Tu fais une différence entre délation (haineux) et dénonciation (pour faire progresser) ?

 Est-ce que la justice française est adaptée aux agressions sexuelles