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Est-ce aux citoyens de lutter contre le trafic de drogues ?
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Est-ce aux citoyens de lutter contre le trafic de drogues ?

Débattle du 12 septembre 201957 minutes
Que ça soit à Vannes dans le Morbihan ou en banlieue parisienne et marseillaises de nombreux citoyens et citoyennes ont décidé de se mobiliser pour éloigner les dealeurs et les guetteurs de leurs quartiers.

À Saint-Denis (93), Gentilly et Boissy Saint-Léger dans le Val de Marne, à Marseille mais aussi à Toulouse, de nombreuses femmes se mobilisent contre les trafics devant les écoles et dans les quartiers. Elles demandent notamment la création d’une police municipale et la remise en place d’éducateurs de rue et de médiateurs, mais à qui l'on répond souvent que c’est impossible. Il existe 1 300 quartiers prioritaires en France où vivent 4,8 millions de français, dont 76 % habitent dans un logement social, avec moins de police de proximité, moins de médecins, des profs moins expérimentés qu’ailleurs, et un trafic de drogue record en 2018. Ce trafic génère 2,7 milliards d'euros chaque année en France (1 milliard d'euros pour le cannabis et 800 millions pour la cocaïne), et il représente 21 000 emplois à plein temps. D’un côté y a la mythologie du terrain, du four, de la bicrave avec des réseaux de plus en plus jeunes, et de l’autre des quartiers abandonnés par l’État, avec des fusillades devant les écoles (une école maternelle à Gentilly début juin). Face à cette situation, est-ce qu’il faut en attendre plus de l’État ou est-ce que c’est aux citoyens de lutter contre le trafic de drogue ? C’est la battle du jour.

 Est-ce qu’on peut grandir dans ces quartiers et échapper au trafic / à la criminalité ?

 Est-ce que l’État a abandonné certains quartiers ?

 Redistribuer l’argent des trafics aux habitants des quartiers touchés : une bonne idée ?