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La fête est-elle devenue un crime ?
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La fête est-elle devenue un crime ?

Débattle du 27 janvier 202157 minutes
Un peu partout en France, plusieurs personnes ont été condamnées pour avoir organisé des soirées "clandestines".

En octobre 2020, Emmanuel Macron expliquait qu’il fallait "réduire nos contacts un peu inutiles, nos contacts les plus festifs". La fête a donc été catégorisée comme "inutile", puis avec l’apparition des soirées clandestines, comme dangereuse, à cause du risque sanitaire. Mais on peut se poser la question, finalement, dans ce climat de morosité, de dépression, d’angoisse, d’isolement, de crise : est-ce que la fête n'est pas essentielle dans une société ? Les bars et salles de concerts sont fermées depuis octobre, les lieux festifs aussi. C’est un problème pour tout un secteur, qui emploie 42 000 personnes en emploi direct et environ 100 000 en incluant les employés de sociétés extérieures (comme les agents de sécurité). On parle d’une perte de 500 millions d’euros et de 8000 emplois menacés pour les 1600 boîtes de nuit en France… Les boîtes de nuit ont diminué de moitié depuis 30 ans, il y en a qui disent que cette culture du videur à l’entrée et des bouteilles à 80 euros est en train de disparaître au profit de fêtes libres, plus justes, plus mélangées, avec les free parties et les fêtes alternatives. Que ce soit en club ou en free party, les fêtes restent des lieux de vie où l’electro et les DJ peuvent exister.

Notre invitée : Emmanuelle Lallement, anthropologue, prof à l’université paris 8, auteure d’”Eclats de fête” aux éditions de la sorbonne.  

 Tu penses quoi des fêtes clandestines ?

 Le fait d’être dans la clandestinité, ça peut redonner un goût particulier à la fête ?

 On peut aussi profiter des autres sans faire la fête ?