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Eurovision : les candidats à l’ADN "urbain"
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Alessandro Mahmood au festival de Sanremo en février 2016.
Alessandro Mahmood au festival de Sanremo en février 2016. ©AFP

Eurovision : les candidats à l’ADN "urbain"

Le rap et l'Eurovision ne sont pas incompatibles. Cette année, plusieurs artistes ont une facette urbaine. Leur ADN rap est parfois purement affirmé ou plus dissimulé. Mouv te fait le point sur les artistes aux influences rap de cette année et des années précédentes.

Alessandro Mahmood a décroché sa place pour l’Eurovision 2019 grâce au vote des jurés et des journalistes, passant devant le grand favori du public Ultimo qui a pourtant récolté 48,8% des votes. Son titre « Soldi » est un mélange de sonorités orientales et d’électro, accompagné d’un phrasé rap. Ce fils d’une Italienne et d’un Égyptien s’est cependant fait railler par les internautes et le très controversé Ministre de l’Intérieur Matteo Salvini. « Mahmood… Mais… La plus belle chanson italienne ?! Moi, j'aurais choisi Ultimo, et vous qu'est-ce que vous dites ? » a-t-il écrit. S’agit-il d’une forme de discrimination de la part du leader politique d’extrême droite ? La question mérite d’être posée puisque la chanson contient des passages en arabe. Le chanteur – rappeur s'est senti obligé de préciser en conférence de presse : « Je suis italien, né et grandi à Milan, italien à 100% ».

Silvàn Areg : l’ancien rappeur de Foolek Records devenu chanteur, parolier de Claudio Capéo

Sylvain Hagopian alias Silvàn Areg a commencé sa carrière musicale dans le rap. Dans les années 1990, le jeune homme âgé d’une vingtaine d’années apparaît sur la compilation du rap lyonnais "1er rugissement" en 1998. Puis sur la mixtape "Opération 69" en 1999. L’année suivante, il adopte le blaze Casus Belli. Il signe sur le label Foolek Records du rappeur Rohff neuf ans plus tard et sort un titre en featuring avec le rappeur du 94. Par la suite, il se façonne une identité plus pop urbaine avec son morceau Sale journée, sous le pseudonyme Caz B et devient parolier de Claudio Capéo. En 2019, l’artiste aux multiples facettes concoure à l’Eurovision avec sa chanson « Allez leur dire », fruit d’une collaboration avec un autre artiste de la scène urbaine lyonnaise, Mamadou Niakate dit « Doutson ».

Doutson : le rappeur reconverti en chanteur d’afro-pop dancehall

C’est dans les années 90 que Mamadou Niakate emménage à Lyon où il intègre « Color », un groupe de rap local. C’est aussi à cette époque qu’il adopte son blaze actuel. Les choses vont vite et il fait alors les premières parties de groupes légendaires tels qu’IAM, NTM ou Alliance Ethnik. Il collabore également avec Casus Belli (aujourd’hui Sylvain Hagopian), originaires de la même ville, pour un morceau purement hip hop. Jusqu’en 2010, il ne connaît pas réellement de gros succès et finit par quitter sa tonalité rap et R&B pour s’ancrer davantage dans l'afro-pop dance. L’année suivante, il buzz avec son titre « Kan je l’ai vue » qui dépasse les 2 millions de vues sur YouTube et se produit une soixantaine de fois à l'occasion d'une tournée à travers la France.

Soul Militia (anciennement 2XL) : le groupe de hip hop estonien vainqueur en 2001

Plongée dans l’histoire de l’émission de l’Eurovision. La machine à remonter le temps nous emmène en 2001, lorsque le groupe de rap 2XL formé en 1997 (aujourd’hui renommé Soul Militia) remporte la première place. Ils gagnent le concours en tant que choristes de Tanel Padart et Dave Benton pour l’Estonie grâce au titre Everybody qui n’est pas purement rap. Six ans après, en 2007, ils tentent à nouveau leur chance aux sélections estoniennes avec la chanson R&B My Place.