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"Mes premières fois" : le nouveau bonbon acidulé de Netflix
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Maitreyi Ramakrishnan dans Mes premières fois
Maitreyi Ramakrishnan dans Mes premières fois

"Mes premières fois" : le nouveau bonbon acidulé de Netflix

La plateforme a mis en ligne sa nouvelle série d’ado hier, intitulée "Mes premières fois".

Après les succès de 13 Reasons Why, On My Block, ou encore la frenchie Mortel, Netflix a dévoilé sa nouvelle série teenage cette semaine : Mes premières fois (en VO : Never I’ve had never). Le titre en anglais s’inspire d’un célèbre jeu à boire dans lequel une personne dit ce qu’il n’a jamais fait, et ses amis boivent si ils l’ont déjà fait. Un classique. 

Chaque épisode de la série reprend ces règles, avec des titres comme marrants comme "Je n’ai jamais crever de solitude" ou encore "Je n’ai jamais pris une cuite pendant une soirée branchée", et évidemment l’héroïne fini par le faire durant l’épisode en question. Elle s’appelle Devi Vishwakumar, ado indo-américaine, qui fait le deuil de son père tout en essayant de survivre au lycée. Et malgré son pitch, Mes premières fois est une série drôle, bien écrite, et surtout totalement actuelle.

Une série feel good

Avec 10 épisodes de 25 minutes seulement, impossible de ne pas binge-watcher Mes premières fois et tomber sous le charme de ses personnages et de son histoire. La série arrive à ne pas se prendre au sérieux, tout en parlant de thématiques importantes telles que le deuil, le handicap ou encore le sexe. Pour une fois, l'héroïne n'est pas une jeune fille perdue qui fini par sortir avec le beau gosse de son lycée. Non, Devi est une jeune fille au caractère bien trempé, qui ne se laisse pas marcher dessus, qui dit ce qu'elle pense avec beaucoup de sarcasme. De plus, son côté geek, première de la classe, fan de séries d'ados, lui donne un côté très réaliste. Et même si elle kiffe sur le bg de son lycée et qu'elle veut à tout prix perdre sa virginité avec, la série ne trempe pas du tout dans la caricature et arrive a avoir énormément de second degré.

Une histoire vraie

Au delà des aspects amoureux et sexuels de la série, Mes première fois s'intéresse aussi à l'aspect culturel. En effet, toute la famille de Davi est indienne, et malgré le fait qu'elle se considère plus américaine qu'autre chose, elle doit faire face à ses deux cultures. Une histoire inspirée de la vraie vie de sa créatrice Mindy Kaling, actrice et réalisatrice américaine d'origine indienne. Elle s'est fait connaître grâce à sa première série The Mindy Project, sortie en 2012, et depuis elle enchaîne les rôles au cinéma. Pour Mes premières fois, c'est Netflix qui est directement venu la voir pour lui proposer de faire une série inspirée de sa jeunesse. Et pour trouver la perle rare pour le rôle principal, Mindy Kaling et sa scénariste ont passé un appel sur Instagram. Plus de 15 000 jeunes filles ont été auditionné, et c'est la jeune canadienne Maitreyi Ramakrishnan qui a remporté le gros lot. C'est son tout premier rôle, et pour une première fois il faut le dire, c'est un sans faute. 

Nouvelle génération

Mes premières fois s'inscrit dans la lignée de ces nouvelles séries d'ados qui cassent les codes. Fini les beaux gosses riches et inaccessibles de Gossip Girl ou Newport Beach, aujourd'hui les séries teenage se prennent beaucoup moins au sérieux, et se concentrent surtout sur des personnages beaucoup plus réalistes et dans l'air du temps. Mes premières fois pourrait être un mélange entre Sex Education, pour sa façon de traiter du sexe qui n'est plus un sujet tabou, mais aussi du film A tous les garçons que j'ai aimé, pour le côté personnage d'une autre culture. Les séries d'ados deviennent de plus en plus inclusives, et arrivent à être percutantes pour les nouvelles générations qui peuvent s'identifier à tous types de personnages. En France, on retrouve ce côté avec SKAM France par exemple, qui met en scène des personnages de différentes religions, orientations sexuelles, ou encore avec un handicap.  

Mes premières fois, disponible sur Netflix.