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Les meilleures scènes de rap dans le cinéma US
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Denzel Washington dans "Training Day" - (photo : Warner Bros)
Denzel Washington dans "Training Day" - (photo : Warner Bros)

Les meilleures scènes de rap dans le cinéma US

Cela fait longtemps que les tubes rap rythment des moments clés des films américains. Sélection des passages les plus drôles et jouissifs.

Cinéma et musique ont toujours fait bon ménage, que ce soit pour amplifier l’intensité d’une scène ou pour accompagner les actions d’un personnage. L’industrie hollywoodienne l’a bien compris et face au succès du rap aux USA, il est logique qu’on retrouve certaines séquences cultes qui utilisent des morceaux bien connus. Comme vous allez le voir, ceux qui l’assument le mieux, ce sont les comédies.

Attention, on a exclu les films purement musicaux, sinon c’est trop facile.

Very Bad Trip : Flo Rida - Right Round

À la toute fin de la comédie Very Bad Trip, les héros retrouvent sur leur portable une série de photos de leur épopée nocturne. Sachant que tout le long-métrage repose sur le fait qu’ils ont été drogués et ne se souviennent absolument pas de toutes les folies qu’ils ont fait sous l’emprise de substances diverses, la séquence (qui sert aussi de générique de fin une fois que la musique est lancée) est une sorte de bonus complètement débridé pour le spectateur. C’est donc le moment pour utiliser le tube de l’époque Right Round de Flo Rida qui vient rythmer l’enchaînement de photos toutes plus improbables les unes que les autres.

Tonnerre sous les tropiques : Ludacris – Get Back

Dans Tonnerre sous les tropiques, tous les personnages ont un grain de folie mais celui de Tom Cruise se distingue. Les Grossman, caricature ultime de producteur autoritaire, vénal et mégalo, passe son temps à mettre d’énormes coups de pression à tout le monde, mais quand il se détend, il s’ambiance systématiquement sur des tubes comme s’il était en club (alors qu’évidemment ce n’est pas le cas). On en a un petit aperçu dans une séquence où il se dandine sur Low de Flo Rida pour convaincre un autre personnage de profiter d’une opportunité. Mais c’est à la fin que Cruise se lâche le plus, et évidemment le décalage total entre le style du personnage et la musique utilisée rend le tout assez cocasse. 

Training day : Dre - Still Dre 

Un des rares de la liste à ne pas être une comédie. Ici le classique de Dre et Snoop est utilisé par le film pour marquer le basculement. Non, Alonzo n’est pas un flic comme les autres (euphémisme) et à la seconde où la musique se lance, c’est le début d’une virée dangereuse pour la jeune recrue à ses côtés. Et puis bien sûr son véhicule est un lowrider, donc on est dans le thème.

Les Mondes de Ralph : Rihanna - Shut up and drive

Petite touche de légèreté avec cette irruption du tube de Rihanna au beau milieu du dessin animé, mais ce n’est pas gratuit. En effet il s’agit de la scène où l’héroïne (un personnage de jeu vidéo de course de voiture) s’entraîne avec son pote pour maîtriser son nouveau véhicule. Du coup le son (« ferme la et conduis », littéralement) colle parfaitement à ce qui nous est montré, et la scène prend son temps, rythmée par le beat et la voix de la chanteuse.

C’est la fin : Dre, Snoop Dogg, Nate Dogg, Kurupt - Next episode

Les héros de C’est la fin (James Franco, Seth Rogen, Jay Baruchel et leurs potes, tous dans leur propre rôle) sont bloqués dans une maison et ne peuvent sortir parce que dehors, c’est l’apocalypse, avec des créatures de l’enfer qui rôdent partout. Ils creusent donc un trou pour arriver à la cave où se trouvent des réserves d’eau, dont ils manquent cruellement. On joue donc encore sur le décalage puisque le hit plutôt connoté strip-club et grand luxe vient ici accompagner des types au bout du rouleau qui se servent de l’eau dans des coupes de champagne.

Get me home tonight : NWA - Straight outta compton

Un vendeur de voiture qui a perdu son job décide de se venger en volant la caisse la plus chère de son ancien lieu de travail et entraîne son ami avec lui. Après une bonne grosse panique, les deux profitent de leur « acquisition » en faisant du playback sur ce classique du gangsta rap. Bien sûr la perfection du lip sync et le grand écart entre leur profil et celui de NWA saute aux yeux et c’est pour ça que la séquence prête à sourire.

Manuel de survie à l’apocalypse zombie : Iggy Azalea - Black Widow

L’intro de cette comédie horrifique frappe très fort puisqu’un agent d’entretien profite de sa solitude pour monter le son à fond dans ses écouteurs et se déchaîner sur ce qui semble être un de ses tubes préférés. En l’occurrence Black Widow d’Iggy Azalea, et le jeu d’acteur de Blake Anderson qui se déhanche dans tous les sens fait le reste.

Walk Hard, The Dewey Cox Story : Ghostface Killah – Walk Hard all star remix

Dans ce biopic parodique sur un chanteur imaginaire particulièrement perché, un hommage lui est rendu à la fin et contre toute attente, le rappeur du Wu-Tang déboule sur scène. Dur de trouver la séquence sur youtube mais en gros, Ghostface arrive, lâche un couplet qui comporte la punchline « I cut you in a half like Dewey Cox » (« je te coupe en deux comme Dewey Cox », parce que dans son enfance Dewey a coupé son frère en deux sans faire exprès, sale histoire) tandis qu’à ses côtés une chanteuse fait du yodel. C’est complètement idiot et ça vaut le détour. Pour le son, c’est ici. 

Office Space : Geto Boys - Damn it feels good to be a gangsta et Still

Ici les protagonistes sont des employés qui se rebellent peu à peu contre les règles absurdes de la vie de bureau : être confiné dans un box, suivre des consignes idiotes, etc. La scène ci-dessus est celle de l’émancipation du héros qui, de son point de vue, fait limite une petite révolution et commence enfin à profiter de sa vie. Avoir choisi Damn it feels good to be a gangsta ajoute une grosse touche d’ironie qui fait comprendre à quel point, pour lui, il a fait un pas de géant. Le film utilise le même procédé plus tard :

Toujours avec les Geto Boys, mais cette fois sur un morceau plus énervé, Still, on a droit à une séquence encore plus décalée où les trois employés se vengent de ce qui les fait souffrir depuis le début du film : l’imprimante du bureau. Là encore, c’est filmé comme un passage à tabac/meurtre sauvage, pile ce dont parle le morceau au refrain évocateur (« die, motherfucker, die ») et c’est tout le génie de la scène.

FBI fausses blondes infiltrées : 50 cent & B.I.G – Realest Niggas

Pour empêcher un kidnapping, deux agents du FBI (noirs) sont contraints de se faire passer pour deux riches héritières (blanches). Ils traînent donc en voiture avec leurs nouvelles super copines, elles aussi blanches et issues de la haute bourgeoisie. Après avoir subi une musique pop qui ne leur plaît pas, ils ne peuvent s’empêcher de s’exciter sur le banger de Fifty et Biggie et de backer les paroles. Problème : le refrain comporte plusieurs fois le mot « nigga », du coup on se retrouve avec deux fausses blanches qui choquent leurs amies en gueulant le fameux N-Word, avant de les décomplexer avec le fameux « si personne ne vous entend le dire, vous pouvez y aller ».

Good Boys : Doja Cat - Go to town

Les 3 jeunes héros de Good Boys passent à peu près tout le film à ne pas comprendre ce qui se passe autour d’eux, et à fantasmer des aventures sexuelles qui n’arrivent jamais. Cerise sur le gâteau quand à la fin ils s’amusent avec des accessoires de jeux sexuels des parents d’un d’entre eux en pensant que c’est une balançoire. Lorsque la grande sœur arrive et leur révèle l’horrible vérité, la voix de Doja Cat se fait entendre et le gag est dédoublé puisque le morceau explicite Go to town parle avant tout de cunnilingus, avec l’arrêt sur image des 3 naïfs et le générique qui démarre.