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"Mignonnes" : accusation de pédopornographie pour Netflix
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Séance photo des actrices et de la réalisatrice du film "Mignonnes" au Festival du film francophone d'Angoulême le 28 août 2020 (Stephane Cardinale - Corbis)
Séance photo des actrices et de la réalisatrice du film "Mignonnes" au Festival du film francophone d'Angoulême le 28 août 2020 (Stephane Cardinale - Corbis) ©Getty

"Mignonnes" : accusation de pédopornographie pour Netflix

Nouveau rebondissement dans les polémiques : un grand jury du Texas accuse le film français "Mignonnes" de Maïmouna Doucouré de pédopornographie.

Ces derniers mois, Mignonnes le film de Maïmouna Doucouré racontant l’histoire d’une petite fille intégrant un groupe de danse qui se confronte à sa culture familiale, n’a pas arrêté de faire parler de lui. 

Mignonnes au cœur des polémiques aux USA

Entre grossières erreurs de choix d’image de présentation par Netflix et appels au boycott par divers acteurs, c’est aujourd’hui une accusation pour pédopornographie par un grand jury du Texas après la diffusion aux Etats-Unis du film à laquelle fait face la plateforme. Rendue publique le 6 octobre par un procureur du comté de Tyler dans l’Est du Texas, cette accusation sans concessions représente un point culminant de cette polémique. 

La fonction première d’un grand jury aux Etats-Unis est de déterminer s’il existe un motif suffisant pour accuser tel ou tel acteur d’un « crime ». Pour plusieurs acteurs judiciaires texans c’est bel et bien le cas du film Mignonnes (Cuties en anglais). En effet, le sénateur républicain du Texas, le procureur général de cet état et le procureur local se sont tous investis pour faire pression sur Netflix pour que le film soit retiré de la plateforme. Mais la porte-parole de Netflix tient bon et continue pour l’instant à soutenir le film. 

Selon le communiqué de presse du procureur local texan, Lucas Babin, il s'agit dans ce film de "la promotion consciente de l'exhibition obscène des parties génitales d'un enfant vêtu ou partiellement vêtu", ce qui est illégal. Il met également en avant le fait que ce film n'a pas de "sérieuse" "valeur littéraire, artistique, scientifique ou politique", ce qui, on l'imagine, rendrait encore plus grave la sexualisation présente dans l'oeuvre.

Sur Twitter les réactions fusent. Si beaucoup révèlent avoir été gênés par les scènes de Mignonnes, certains pointent justement l'ironie d'accusations envers un film qui chercherait  à éduquer sur l'hypersexualisation dont les petites filles peuvent faire l'objet au quotidien.