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Kyan Khojandi : "2040 est un film extrêmement positif sur l'avenir potentiel de notre planète"
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Capture d'écran film "2040" (photo : latelier dimages)
Capture d'écran film "2040" (photo : latelier dimages)

Kyan Khojandi : "2040 est un film extrêmement positif sur l'avenir potentiel de notre planète"

Le documentaire "2040" sort ce mardi 26 février en salles doublé par Kyan Khojandi. Un documentaire essentiel sur les solutions qui existent déjà pour sauver notre planète dans les 20 prochaines années, et offrir un avenir meilleur aux nouvelles générations.

Mouv' : C’est ta deuxième voix off de documentaire après Sugarland, pourquoi l’avoir fait à nouveau ?

Kyan Khojandi : J’avais vraiment adoré Sugarland qui était un film sur l’industrie du sucre, très important pour la santé et qui a eu un très gros succès au cinéma, chose rare pour un documentaire. Repartir avec Damon (Gaveau le réalisateur), c’est toujours repartir dans un documentaire où il y a de l’humour, du fond, de la forme et c’est bien fait, bien réalisé. J’adhère complètement à son humour et son style graphique parce que ça ressemble énormément à ce que je fais dans la vie, dans mes travaux personnels. 

C’est un truc qui te plait le doublage ?

Oui grave, j’adore. Le Disney que j’avais fait c’était cool mais j’en ai fait plein d’autres. C’est un vrai moment d’amusement. Surtout là, je dois retranscrire la volonté d’un gars avec un message super important derrière. Si ma contribution peut amener des gens à regarder et à avoir un avenir un peu meilleur, il faut le faire à 2000%.  

La première fois que tu as visionné le documentaire, qu’est-ce que tu en as pensé ?

Je l’ai trouvé extrêmement positif. Il propose des solutions hyper importantes pour notre futur mais c’est fait de façon didactique, on comprend tout et surtout c’est pas du bullshit. La vraie solution écologique impactante qui m’a marqué, c’est l’émancipation des femmes dans le monde car on ne s’y attend pas forcément. Spontanément, on pense à des solutions telles que manger moins de viande, faire attention à l’eau, trier les déchets etc… Elles sont évidemment importantes aussi. Mais on pense pas forcément à l'émancipation des femmes.

C’est expliqué comment justement cette émancipation ?

On se rend compte que ça a un impact fondamental sur l’équilibre de notre monde. Il faut que toutes les jeunes femmes puissent avoir accès à l'éducation et aux études pour retarder les grossesses à un jeune âge, pour qu’elles évoluent dans leur vie et mettre des distances avec les mariages forcés qu’elles peuvent avoir dans certaines régions. Et en fait, on se rend compte qu'au delà de la souffrance chez les êtres, l’inégalité entre les hommes et les femmes apporte une souffrance pour la planète. Je trouvais ça assez fort comme argument, ça m’a énormément interpellé. 

Dans le documentaire, Damien s’adresse à sa petite fille de 4 ans et imagine sa vie en 2040. C’est important ce mode de narration ? 

Oui parce qu’on parle à une génération différente. Notre génération, par exemple, elle est un peu entre deux. La génération d’avant moi, ils sont dans un mood où tu peux laisser l’eau couler, tu t’en fous. Bref, un état d’esprit en mode abondance, "terre illimitée". Mais la nouvelle génération ils comprennent très vite qu’ils sont sur une terre limitée. Dans 2040, Damon écrit une lettre à sa fille en disant qu’il espère qu’on appliquera les solutions d’aujourd’hui pour qu’elle puisse vivre cette vie et en plus il projette sa vie en 2040. Donc oui, c’est super intéressant d’autant plus que je pense que cette nouvelle génération va encore plus s’unir pour survivre. 

Ça te fait peur ce qui se passe toi ?

Evidemment, ça m'effraie terriblement, ça m’angoisse même. Et quand on a un film comme ça on se dit “ah c’est cool ça fait du bien”. On se sent dans une vague de possibilité et de positivité en voyant des gens qui prennent le problème à bras le corps et qui veulent que ça change. 

Tu es engagé toi, tu fais des choses pour lutter ? 

À mon échelle, oui. De façon utopique, je me dis que si je mange moins de viande, mon boucher va commander moins de viande à son grossiste et lui va se dire qu’il faut moins produire. Je sais pas si ça fonctionne mais il faut trouver des moyens. C’est comme le plastique, la communication pour qu’on arrête est bien faite et du coup ça diminue. On le voit chez les fast-food par exemple. Ça fait 40 ans qu’ils pouvaient le faire mais vu qu’on leur dit maintenant "c’est pas bien", bah ils se sentent obligés d’arrêter et ils prennent conscience de la situation. Comme quoi la demande a un impact sur l’offre. Certains diront que je suis un bobo parisien privilégié, mais en soi, je suis juste un gamin de Reims qui essaie de vivre en harmonie avec le monde qui est autour de moi. Donc s'il y’a des scientifiques qui disent qu’un truc est dangereux, je pense qu’on peut leur faire confiance et faire confiance à la science. 

Quand on parle de fin du monde possible, tu y crois ?

Il y a toujours eu des vagues de fin du monde. Toutes les générations ont connu des fins du monde. Mais là, on est dans un environnement mondialisé avec des outils de communication pour agir tous ensemble et pour frapper fort. Chose qu’avant on ne pouvait pas faire. 

2040, réalisé par Damon Gameau, raconté par Kyan Khojandi, en salles.