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Entretien avec les vampires de la nouvelle série Netflix "Vampires"
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Entretien avec les vampires de la nouvelle série Netflix "Vampires"

Suzanne Clément et Oulaya Amamra sont les deux stars de la nouvelle série française de Netflix "Vampire" qui sort aujourd'hui. Elles jouent un duo mère-fille intense, dans une série qui suit la lignée de films ressemblant à "Grave", et de séries made in France telles que "Mortel".

Mouv : Au départ, qu’est-ce qui vous a séduit dans le projet de Vampires ? 

Suzanne Clément : Il y a eu plusieurs choses, déjà les réalisateurs que j’aime beaucoup. Ils viennent de films d’auteur, ils sont jeunes et ils ont quelque chose d’unique. Après il y avait le fait qu’une partie est située à Belleville, avec une métaphore sur les migrants et les gens qui n’ont pas de lieu de vie à eux, des gens cachés, comme les vampires. Je trouvais ça super intéressant. Et puis évidemment le challenge de jouer une femme vampire, une matriarche toute seule avec ses enfants. 

Oulaya Amamra : Oui évidemment le fait de jouer une vampire parce que c’était un peu un rêve. Moi j’ai toujours regardé Buffy contre les vampires, Twilight… J’ai grandit avec ça ! C’est un peu comme un super-héros ou une princesse, c’est des personnages qui t’emmènent ailleurs, qui ne sont pas dans un monde ordinaire. Et en même temps, dans la série, on a cherché à les rendre les plus humains possibles. 

Justement, comment vous avez fait pour vous mettre dans la peau de vampires ? 

Suzanne Clément : Les créateurs de la série, Marie Monge et Vladimir de Fontenay, ont fait des choix esthétiques, qui vont avec leur univers. Vladimir a le côté réalisme très cru, et Marie apporte quelque chose d’audacieux pour sortir du réalisme. La combinaison des deux était super intéressante. Il y a eu une vraie recherche de comment ces vampires vivent au quotidien, comment la vie de mon personnage est conditionnée, elle ne peut pas sortir, donc elle doit s’organiser autour de mensonges. 

Oulaya Amamra : Il y a eu un très gros travail avec les réalisateurs et j’ai regardé plein de films et aussi pas mal de documentaires animaliers pour voir un peu les instincts primaires qu’on a en nous, et chez les animaux c’est plus puissant. Revenir à juste manger, boire, sentir, se renifler… Je trouve ça beau. 

Et il y a un côté très corporel aussi dans la série, très sensuel ?

Suzanne Clément : Oui notamment chez le personnage d’Oulaya, qui est un symbole de l’adolescence, de l’éveil des sens et du coup ils sont allés chercher la peau et le côté animal du personnage. Je la trouve belle cette recherche. 

Oulaya Amamra : Oui il a fallut chercher quelque chose de l’ordre de l’intimité, à vouloir dévoiler quelque chose. C’est la première fois que j’ai fait un travail aussi profond sur un personnage. Cette période de changement de l’adolescence, avec un corps qui change, retrouver cette innocence… Parce que maintenant je n'ai plus 16 ans, j’en a 24 ! Donc c’était aussi ça le travail, rechercher tout ça, avant d’être un vampire, juste être une femme.  

Et assumer justement ce côté hyper féminin…

Oulaya Amamra : C’est ça… Par exemple Suzanne a une scène de nu dans une baignoire, je trouve ça hyper beau comment elle a assumé ça. Je trouve qu’on ne voit pas assez de femmes nues au cinéma, de tout âge. Dans cette scène, elle est ultra féminine et puissante. Je trouve qu'aujourd’hui chez les actrices, il y a un truc de ne pas assumer quand on vieillit. Et chez Suzanne, y’a un truc de l’ordre de la totale confiance. J’ai regardé ça avec beaucoup d’admiration, à tel point que j’aimerais grandir comme ça, et assumer pleinement qui je suis. Je trouve que ça rejoint bien la série sur la question de l’identité, de qui on a envie d’être vraiment. 

Oulaya Amamra et Suzanne Clément - Vampires Netflix
Oulaya Amamra et Suzanne Clément - Vampires Netflix

Ça a bien marché entre vous ? Vous connaissiez vos travails mutuels ?

Suzanne Clément : Moi j’ai vu Divines (Film pour lequel Oulaya a gagné le césar du Meilleur espoir féminin) qui l’a révélé. Je la trouvais géante, j’étais trop fière de jouer avec elle. Et c’est vrai qu’on a eu des scènes mère-fille très intenses, où elle me donnait des coups de pieds… Donc c’était super qu’on se soit senties assez à l’aise pour aller là dedans. Moi j’ai adoré jouer avec Oulaya.

Oulaya Amamra : Pareil je connaissais évidemment son travail. Au début j’étais hyper impressionnée et il y avait de quoi. ça m’a aidé d’avoir une femme comme elle à côté de moi, et je me sentais grave en confiance. Et on était aussi dans un rapport de proposition, et ça fait du bien de jouer avec un acteur qui reçoit les propositions et qui y répond. Evidemment je l’avais vu dans Mommy (de Xavier Dolan), qui est dans mon top 3 de mes films préférés, et j’avais vu à quel point elle pouvait composer un personnage. 

Quand vous avez vu le résultat final, vous en avez pensé quoi ? Vous trouvez qu’il y a une patte française ? 

Suzanne Clément : Oui grâce à nos réalisateurs, la série a une patte très cinéma d’auteur, ils ont pas cherché à être dans le mainstream. Donc je sais pas si je me sentais vraiment dans une série française mais je me sentais dans une série hors-norme et ça ça me plaisait beaucoup.

Oulaya Amamra : Ouais je suis d’accord. Je sais pas si j’arriverais à faire une vraie différence entre la série française et la série américaine. Par contre ce qui est sur c’est que les metteurs en scène ont vraiment mis leur patte avec des vraies propositions : de lumière, de plans, de moments clipés. C’est très fort vraiment. 

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