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"Enola Holmes" : un film divertissant sans prétention avec Millie Bobby Brown
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Enola Holmes
Enola Holmes

"Enola Holmes" : un film divertissant sans prétention avec Millie Bobby Brown

Le film est disponible aujourd'hui sur Netflix.

Une nouvelle venue débarque dans la famille de Sherlock Holmes, elle s'appelle Enola (Alone à l'envers), elle a 16 ans, elle est maligne, et c'est la petite soeur du détective le plus célèbre d'Angleterre. C'est la première fois que ce personnage est adapté dans un film, qui s’inspire d’une série de roman sur elle, sauf qu’elle ne vient pas de l’imagination de Arthur Conan Doyle comme son frère, mais de six romans pour ados qui ont commencé en 2007, écrits par Nancy Springer. 

De base, le film sur Enola Holmes devait sortir en salles, mais vu la situation actuelle, c’est Netflix qui l’a récupéré sur sa plateforme. Il raconte l’histoire de la disparition de la maman des Holmes. C'est elle qui a élevé sa dernière fille toute seule, en mode reclus du monde, en lui apprenant l’escrime, la chimie et la littérature... Enola est donc hyper vive d’esprit, très loin des clichés des jeunes filles de l'époque élevées avec des "bonnes manières", 19ème siècle oblige. Enola se retrouve donc seule, et appelle ses frères Sherlock et Mycroft à la rescousse. Sauf qu’ils ne s’entendent pas et elle décide d'aller enquêter solo. 

Le film est porté par un énorme casting à commencer par Millie Bobby Brown qui incarne la jeune Enola Holmes. La star de Stranger Things continue son bout de chemin à Hollywood, après avoir tourné dans Godzilla II - Roi des Monstres l'année dernière. Son frère Sherlock est joué par Henry Cavill, aka Superman ou The Witcher, et leur mère est campée par Helena Bonham Carter, la muse de Tim Burton. 

Malgré un scénario un peu prévisible, Enola Holmes s'avère être une bonne surprise, porté par une Millie Bobby Brown pétillante et attachante. Le film peut plaire à un large public, des enfants aux adultes vu son univers et la jeunesse de l'héroïne. De plus, le film est hyper bien rythmé en plongeant les spectateurs dans le Londres du 19ème siècle avec des décors et des costumes bien réussis. La réalisation est aussi plutôt soignée, rien d'étonnant quand on voit le nom du réalisateur : Harry Bradbeer, qui a fait plusieurs séries géniales comme Killing Eve ou Fleabag. Le film reprend d'ailleurs la même façon de faire que Fleabag avec l'actrice qui s'adresse directement à la caméra. Un système qui fonctionne plutôt bien et qui permet de dédramatiser le film et de lui donner un ton plus frais et léger. Le personnage de Enola Holmes a été très bien pensé pour l'époque actuelle, en mettant en scène une jeune fille sûre d'elle, qui s’affranchit des codes imposés par le patriarcat. Pour le moment, aucune suite n'a été annoncée, mais le film pourrait très bien devenir une franchise avec plusieurs volets.