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Emily in Porte de la Chapelle : quand Netflix détourne ses propres affiches
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L'affiche Netflix, "Emily in Porte de la Chapelle" - (photo : @EmmanuelSPV / Twitter)
L'affiche Netflix, "Emily in Porte de la Chapelle" - (photo : @EmmanuelSPV / Twitter)

Emily in Porte de la Chapelle : quand Netflix détourne ses propres affiches

La série n'en est plus à une polémique près. Depuis le 10 octobre environ, c'est maintenant la campagne d'affichage de Netflix qui fait parler d'elle sur Twitter.

L'écart important entre la réalité de la vie parisienne et les scènes montrées dans la série a déjà longuement fait réagir les internautes. La plateforme Netflix semble avoir essayé de prendre à revers ces polémiques en détournant elle-même ses affiches. 

Des affiches "Emily in Paris" ont donc été implantées dans différents quartiers de Paris. Ces affiches portent des inscriptions différentes selon la zone géographiques. Ainsi, on retrouve "Emily in Paris... donc Emily in Porte de La Chapelle", mais aussi "in Pont de Sèvres" ou encore "in Strasbourg-Saint-Denis". A chaque fois, la jeune femme est montrée se baladant bouquet de fleurs et iPhone en mains, tout sourire, dans la zone indiquée de Paris... mais version vide et pour le moins censurée.

Sur Twitter, les internautes pointent encore une fois le ridicule du fossé entre la réalité et la série, celui-ci étant désormais directement visible IRL aux endroits concernés ! On peut se demander quel est le but recherché par Netflix. Si l'objectif était de rire ensemble d'un contraste comique en surfant sur les polémiques récentes, le procédé pourrait peut-être se retourner contre eux. En effet, ces images de la jeune américaine, cadre dynamique, se pavanant dans des quartiers absents de la série et que celle-ci n'aurait certainement pas choisi de mettre en avant, peut paraitre un brin provocateur ou de mauvais goût. La différence flagrante entre ce que montre l'affiche et la réalité, désormais un choix délibéré de la plateforme, est un rappel un peu cynique qu'une certaine réalité "parisienne" est parfois "oubliée" des médias de culture mainstream.