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10 figures féminines iconiques du cinéma
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Uma Thurman dans "Kill Bill" - (photo : Miramax Films)
Uma Thurman dans "Kill Bill" - (photo : Miramax Films)

10 figures féminines iconiques du cinéma

Ce dimanche 8 mars, c’est la journée internationale des droits des femmes. Et c’est donc l’excuse parfaite pour se faire une petite sélection de personnages féminins inspirants du 7e art, des plus classiques aux moins évidentes.

Comme chaque année, le 8 mars marque la Journée internationale des droits des femmes, l’occasion de mettre un coup de projecteur sur la lutte contre les inégalités qui continuent d’exister. Le cinéma a parfois, à sa façon, créé des figures féminines plus ou moins inspirantes, ou du moins iconiques. On s’est permis une petite liste, loin d’être exhaustive (mais a priori les inégalités seront toujours là l’année prochaine donc ce sera un article en plusieurs parties), avec des exemples connus et moins connus, passés et actuels. C’est parti.

ELLEN RIPLEY (SAGA ALIEN)

Interprète : Sigourney Weaver

Contexte : Dans un lointain futur, Ripley et son équipage ont la malchance de tomber sur une race extraterrestre monstrueuse ; seul Ellen aura suffisamment de courage et de force pour s’en dépêtrer, y compris dans le 2e volet où elle est pourtant entourée de militaires, et le 3e où elle est accompagnée de taulards.

Points forts : à la toute base, le rôle avait été écrit pour un homme, et le premier film a eu l’astuce de ne pas trop retoucher le personnage qui échappe du coup à pas mal de poncifs que se tapaient les actrices dans ce genre de films. Quoi qu’il en soit, ça nous a donné l’une des héroïnes de SF les plus marquantes de l’histoire du cinéma. Si toutes les suites ne se valent pas, le personnage reste constant dans les 3 premiers longs-métrages, et ses différentes confrontations avec les xénomorphes sont toujours des grands moments.

AILEEN WUORNOS (MONSTER)

Interprète : Charlize Theron

Contexte : tiré de faits réels (Wuornos est rentrée dans l’Histoire comme la « Damsel of death », souvent présentée comme la 1ère et la plus célèbre tueuse en série américaine), le film raconte le parcours tragique d’Aileen qui se prostitue pour survivre jusqu’à ce qu’elle tombe amoureuse d’une jeune fille qu’elle prend sous son aile. Puis elle tue un « client » qui veut la violer, et à partir de là c’est l’engrenage : elle est décidée à faire payer quiconque se mettra en travers de son chemin, particulièrement ceux qui la traitent comme un objet.

Points forts : sûrement le meilleur film de Patty Jenkins (elle a enchaîné plus tard avec Wonder Woman, c’est comme passer d’un restaurant de luxe au KFC) et peut-être le meilleur rôle de Theron ; ça lui a valu l’Oscar de la meilleure actrice, mais aussi le Golden Globe, l’Ours d’Argent et pas mal d’autres récompenses. A la transformation physique impressionnante s’ajoute un jeu d’actrice qui prend aux tripes.

BEATRIX KIDDO (KILL BILL 1 et 2)

Interprète : Uma Thurman

Contexte : Tueuse à gages d’élite, Beatrix découvre qu’elle est enceinte et disparaît de la circulation pour offrir un avenir hors de danger à son futur enfant, sauf que Bill, le géniteur, la retrouve et la laisse pour morte. Après un long coma, elle revient à la vie et entreprend de se venger de tous ses assassins.

Points forts : Une des plus redoutables tueuses du cinéma. Sans être invincible non plus (elle ne gagne pas immédiatement tous ses combats, on la voit mal en point, etc), elle est au centre de séquences d’affrontements spectaculaires blindées de références au cinéma asiatique dans le volume 1, montre une détermination à toutes épreuves, et se révèle assez émouvante dans le volume 2 qui revient sur son entraînement mais aussi sa relation avec Bill.

DAWN O'KEEFE (TEETH)

Interprète : Jess Weixler

Contexte : Dawn est une lycéenne carrément prude, qui découvre après une tentative de viol qu’elle est atteinte du syndrome « vagina dentata ». En gros son vagin est doté de dents acérées qui coupent le zizi (ou autre) des messieurs trop entreprenants avec elle. Et ouais.

Points forts : évidemment on fait plus subtil niveau symbolique, mais le film assume totalement son postulat de départ et nous montre, entre quelques séquences gores, la construction d’une figure féminine qui apprend peu à peu à transformer sa monstruosité en pouvoir qu’elle maîtrise de plus en plus.

SARAH CONNOR (TERMINATOR ETTERMINATOR 2)

Interprète : Linda Hamilton

Contexte : Sarah est une simple serveuse qui se retrouve pourchassée par des robots tueurs venus du futur, programmés pour l’éliminer, elle ou son fils suivant l’époque.

Points forts : si l’on met de côté le retour du perso dans Dark Fate où elle est utilisée comme un gadget de fan-service, l’évolution de Sarah dans les deux premiers films est quasi parfaite. La demoiselle en détresse qui ne comprend pas ce qui lui arrive devient maîtresse de son destin (c’est bien elle et non Kyle Reese qui vient à bout du T-800), avant de se muer en guerrière prête à tout pour protéger son fils et au passage sauver l’humanité.

HARRIET TUBMAN (HARRIET)

Interprète : Cynthia Erivo

Contexte : l’histoire vraie de la rébellion d’une esclave qui arrive, seule, à fausser compagnie à ses maîtres pour retrouver sa liberté. Sauf qu’elle ne s’arrête pas là. Elle revient ensuite régulièrement, armée, pour faire évader le reste de sa famille, ses proches et de plus en plus d’esclaves au fil du temps (à peu près 70 en tout selon les estimations), sans jamais se faire capturer.

Points forts : Harriet n’est pas seulement une femme qui se débat dans un monde d’hommes. C’est une femme noire en période esclavagiste, fugitive, illettrée et pauvre, qui décide pourtant que rien ne l’arrêtera. C’est évidemment une figure historique et un gros symbole de la lutte d’émancipation des Noirs Américains, au point que son visage pourrait être celui qu’on trouvera prochainement sur les nouveaux billets de 20 dollars.

CARRIE WHITE (CARRIE AU BAL DU DIABLE)

Interprète : Sissy Spacek

Contexte : Adapté du roman de Stephen King, le film nous montre la révélation des pouvoirs d’une jeune lycéenne douée de télékinésie, c’est à dire qu’elle peut faire bouger des objets à distance par sa seule volonté. Pour ceux qui ont passé toute sa scolarité à lui pourrir la vie, c’est pas de pot.

Points forts : le casting de Sissy Spacek, a priori bien trop âgée pour jouer le personnage, fut finalement un coup de maître. Par son jeu et ses expressions faciales si uniques, elle apporte d’emblée une bizarrerie à Carrie. Niveau mise en scène, ça a vieilli mais ça reste du Brian De Palma donc rien à dire. Surtout, le thème de la proie absolue (ici victime des profs, de sa mère, des autres lycéens et lycéennes, etc) qui se transforme en prédateur terrifiant est intemporel. Une certaine vision de comment régler une fois pour toute le phénomène du bullying.

FOXY BROWN/JACKIE BROWN (FOXY BROWN et JACKIE BROWN)

Interprète : Pam Grier

Contexte : on va tricher en faisant d’une pierre deux coups. Foxy Brown est un classique du cinéma blaxploitation mettant en scène une jeune femme qui va remonter tout un réseau criminel pour venger la mort de son compagnon. Tarantino a rendu un hommage appuyé en appelant à nouveau Grier et en renommant l’héroïne de son film « Brown » pour instaurer une filiation symbolique. Moins aventurière que Foxy, Jackie est une « simple » hôtesse de l’air prise au milieu d’un trafic, qui va devoir trouver un plan pour duper tout le monde (police ET truands), échapper à la justice et rafler un joli magot.

Points forts : la première, malgré des défauts dus aux codes de l’époque, a été la première héroïne noir aussi populaire et badass, en d’autres termes elle a contribué à paver la route pour pas mal de monde et a au passage donné son pseudo à la rappeuse de Brooklyn. Quant à la seconde, certains ont tendance à la négliger mais c’est un des plus beaux personnages portés à l’écran par Tarantino, entre tendresse et nostalgie.

BONUS : MARIE-JO (GAZON MAUDIT)

Interprète : Josiane Balasko

Contexte : Marie-Jo est une lesbienne qui séduit une femme mariée à un homme infidèle, avec toutes les situations tragi-comiques que ça provoque au passage.

Points forts : fallait bien un quota français dans cette liste.