MENU
Accueil
Une plainte pour provocation à la haine après les Snaps d'Amine Mojito
Écouter le direct
Une plainte pour provocation à la haine après les Snaps d'Amine Mojito
Une plainte pour provocation à la haine après les Snaps d'Amine Mojito ©Radio France

Une plainte pour provocation à la haine après les Snaps d'Amine Mojito

Le Collectif Féministe contre le Viol, qui regroupe différentes associations de lutte pour les droits des femmes, porte plainte contre X après la diffusion de vidéos sexistes et dégradantes sur Snapchat.

Il est mystérieusement devenu un phénomène d'Internet. Amine Mojito, plus de 110.000 abonnés sur Instagram, après qu'un premier compte a été fermé. C'est Snapchat qui a fait sa célébrité. Un intérêt public aussi fulgurant que probablement éphémère qui inquiète le Collectif Féministe Contre le Viol . Car Amine se filme en train d'humilier des femmes dénudées. Il leur crache dessus, les insulte, les fouette avec une ceinture, mime une pénétration. Et les internautes regardent. Ces vidéos sont toujours visibles sur YouTube.

Le CFCV a décidé de se constituer partie civile pour porter plainte."C'est important qu'il soit dit que ce n'est pas comme ça qu'on traite les filles" , explique Emmanuelle Piet , sa présidente, jointe pour Mouv' par . "On ne peut pas faire du buzz sur de telles violences."

Les victimes sont ensuite présentées face caméra avec leurs hématomes, comme une glorification de ces agressions. Plainte est donc déposée contre X pour provocation à la discrimination, à la violence et à la haine à l'égard des femmes. Une indignation partagée par l'humoriste Kevin Razy . Il en a fait un sketch sur YouTube pour sensibiliser le jeune public et lui rappeler de garder un certain esprit critique :

Sur ses différents comptes, Amine Mojito jure avoir changé, être passé à autre chose. Il a expurgé tous ses profils de ces vidéos humiliantes. Mais Internet garde toujours des traces du passé. Jusqu'à ce qu'elles soient noyées dans la masse : qui s'intéresse encore à Mickaël Vendetta ?

Photo de couverture : Cc FlickR Antti T.Nissinen