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L'affaire Mila : Il n'y a qu'un pas entre une story insta et le cyber-harcèlement
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Mila a déclaré via une story insta que l'islam est une "religion de haine", elle est depuis cyber-harcelée
Mila a déclaré via une story insta que l'islam est une "religion de haine", elle est depuis cyber-harcelée

L'affaire Mila : Il n'y a qu'un pas entre une story insta et le cyber-harcèlement

Mila a 16 ans et un compte Insta. Elle estime que l'Islam est une "religion de haine". Depuis la publication de sa storie, elle est insultée, menacée de viol et de mort.

Mila est une lycéenne de 16 ans, elle vit en Isère et à un compte Insta, comme près d'un milliard d'utilisateurs dans le monde. Mila décide, suite à une altercation numérique dont on ne connait pas exactement la nature, de publier dans une storie un long monologue dans lequel elle déclare :

"Je déteste la religion, le Coran est une religion de haine, l’islam c’est de la merde__. Je dis ce que je pense, putain. Je suis pas raciste, pas du tout. On peut pas être raciste d’une religion. J’ai dit ce que je pensais, j’ai totalement le droit, je  ne regrette pas du tout. Il y a des gens qui vont encore s’exciter, j’en ai rien à foutre. Votre religion, c’est de la merde, votre Dieu je lui mets un doigt dans le trou du cul, merci au revoir." 

Les portes de l'enfer numérique se sont alors ouvertes... La vidéo a été vue plus d'un million de fois. La police d'Internet ne dort jamais et Mila a été reconnue. Des internautes ont dévoilé son identité, son adresse, l'adresse de son lycée... Des centaines et des centaines de commentaires fusent, le débat est plus que jamais polarisé, avec comme étendards deux hashtags : #JesuisMila et #JesuispasMila. 

Cette histoire fait même l'objet d'une récupération politique par l’extrême droite. La cheffe de file du Rassemblement national, Marine Le pen, apporte son soutien à Mila, ainsi que Nicolas Dupont-Aignan ou encore Gilbert Collard.

Mila ne pouvait pas s'attendre à un tel déferlement de haine. Selon France Bleu Isère, elle a déposé plainte, et le procureur de Vienne a ouvert une enquête pour "menaces de mort", confiée à la section des Recherches de la gendarmerie, compétente en matière de cyber-criminalité. La plateforme Net écoute (partenaire du ministère de l’Education nationale en matière de lutte contre le cyber-harcèlement) a été saisi pour procéder au signalement des menaces et insultes en ligne et accompagnera Mila .

Parallèlement, les propos de Mila font l'objet d'une enquête pour incitation à la haine raciale. La lycéenne ne peut pas retourner au lycée pour le moment et a tenu à s'excuser :

Capture Insta Mila
Capture Insta Mila