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Grosse polémique : un élève viré de son établissement à cause de ses dreads
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Deandre Arnold (Fox26Houston.com)
Deandre Arnold (Fox26Houston.com)

Grosse polémique : un élève viré de son établissement à cause de ses dreads

Dans un lycée du Texas, un lycéen de 18 ans a été prié de couper ses dreads, jugées trop longues par le règlement de l'établissement.

La scène se passe au Texas dans l’école publique de Barbers Hill ISD. Deandre Arnold a 18 ans et il porte des dreads depuis très longtemps. Cela n'a jamais posé de problèmes jusqu'aux vacances de Noël, quand les responsables de l'établissement ont estimé que la longueur de ses nattes n'étaient plus en accord avec le code vestimentaire en vigueur : 

"Si Deandre ne coupe pas ses cheveux, il sera renvoyé et ne pourra pas participer à la cérémonie des diplômes de fin d'année." 

Les cheveux est un sujet hautement politique aux Etats-Unis, les afros-américains ont été et sont encore discriminés à cause de cela. Cette décision est jugée raciste et incompréhensible par la famille du lycéen, ils ont décidé d'agir, accompagnés de militants antiracistes. Ils se sont rendus devant le conseil d’administration du lycée pour protester.

Ashton Woods, un militant du mouvement Black Lives Matter a déclaré :

Ce code vestimentaire a été créé par des Blancs pour des Blancs, et il est préjudiciable aux corps noirs.

Sandy Arnold, la mère de Deandre insiste :

Ses cheveux font partie intégrante de sa culture, c’est une partie de son identité.

Du côté du lycée, il ne s'agit en aucun cas de discriminer Deandre, le code vestimentaire n'interdit pas les tresses ou une autre coiffure permettant de s'attacher les cheveux. 

Greg Poole, le Directeur de l'établissement précise : "Le règlement intérieur interdit tout style de coiffure qui permettrait aux cheveux de tomber plus bas que le haut du col de la chemise, les sourcils ou les lobes d’oreilles une fois lâchés. Notre politique limite la longueur, c’est comme cela depuis 30 ans.__" 

Pour le moment, on ne sait pas si Deandre Andre sera réintégré avec ou sans ses dreads. Mais cette histoire fait écho à de très nombreux autres cas de discriminations capillaires. Un exemple parmi tant d'autres : un lycéen du New Jersey a été obligé de couper ses dreads devant tout le monde après qu'un arbitre, connu pour ses propos racistes, lui ait demandé de choisir entre sa coiffure ou son combat de lutte...

Depuis le 1er janvier, la Californie est devenue le premier État américain à interdire la discrimination raciale fondée sur les cheveux. La loi autorise les coupes afros, les tresses ou les dreadlocks à l’école ou sur le lieu de travail. Ainsi, plus aucune école de Californie ne peut refuser un jeune sous prétexte que sa coupe de cheveux n'est pas réglementaire.