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Confinement : des sommets de l’Himalaya visibles pour la première fois depuis 30 ans
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L'Himalaya : le toit du monde - Wikimédia Commons
L'Himalaya : le toit du monde - Wikimédia Commons

Confinement : des sommets de l’Himalaya visibles pour la première fois depuis 30 ans

Le confinement est bénéfique pour la planète, la pollution disparaît et la nature respire ! En Inde, le ciel n'a jamais été aussi bleu, le toit du monde est visible, ce qui ne s'était pas produit depuis 1990.

La population indienne est confinée depuis le 25 mars, pour une durée de 21 jours, ainsi, toutes les usines, les marchés, les magasins et les lieux de culte sont fermés, la plupart des transports publics suspendus et les travaux de construction arrêtés. La vie de 1,3 milliard de personnes est en suspend. 

L'Inde compte 21 des 30 villes les plus polluées du monde, selon le rapport mondial sur la qualité de l'air de 2019 de l'IQAir AirVisual. En deux semaines seulement, les niveaux de dioxyde d'azote ont chuté de 40 à 50%, comparé aux périodes observées en 2018 et 2019 dans les villes de Mumbai, Pune et Ahmedabad.

Gufran Beig, un scientifique du Système de recherche et de prévision de la qualité de l'air et du temps (SAFAR) du ministère indien des sciences de la terre a déclaré à CNN :

"La réduction des émissions de combustibles fossiles due au secteur des transports et le ralentissement d'autres activités liées aux émissions réduisent lentement les polluants atmosphériques"

Une bonne partie de la pollution s'est dissipée et les habitants des villes situées aux alentours (parfois jusqu'à 213 km) ont découvert l'Himalaya, cette chaîne de montagne qui s'étend à travers le Népal, le Pakistan, la Chine, le  Bhoutan sur plus de 2 400 km de long :

"Pour la première fois depuis trente ans, les villageois indiens se sont réveillés avec cette vue sur les montagnes himalayennes. Ces montagnes sont normalement bloquées par la pollution."

Jyoti Pande Lavakare, co-fondatrice de l'organisation environnementale indienne Care for Air a déclaré :

Je n'ai pas vu un ciel aussi bleu à Delhi depuis 10 ans. C'est un point positif dans cette terrible crise que nous puissions respirer."

Cette leçon d'humilité donnée par la nature est à prendre en considération pour le futur, la pollution en Inde est une véritable catastrophe sanitaire, l'Inde est un des pays où il y a le plus de pathologies respiratoires. Jyoti Pande Lavakare est pragmatique : "Mais lorsque les choses seront mieux maîtrisées... nous devrons passer plus rapidement aux énergies renouvelables. Il serait vraiment triste (si) nous faisons à nouveau la même erreur, en utilisant le charbon et les énergies non-renouvelables.". 

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