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Manu Ginobili : palmarès et héritage gigantesques, il n'y en aura plus d'autre comme lui
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Palmarès incroyable et héritage gigantesque
Palmarès incroyable et héritage gigantesque ©Radio France

Manu Ginobili : palmarès et héritage gigantesques, il n'y en aura plus d'autre comme lui

Après 23 années passées sur les parquets, Manu Ginobili a officialisé sa retraite. Le départ d’une véritable légende du jeu.

À 41 ans, Manu Ginobili a décidé qu’il était temps de raccrocher les sneakers. Éternel, l’Argentin membre de l’illustre Big Three des San Antonio Spurs laisse derrière lui un héritage immense. Une page du jeu se tourne définitivement avec le départ de l’un de ses plus grands monuments. Sur les 23 années de la carrière d’El Manu, 16 auront été chez les San Antonio Spurs, sa franchise. Avec eux, il ne connut que les playoffs. Son départ, après ceux de Duncan, Parker et Leonard, marque une véritable rupture au sein de la franchise.

Symbole des Spurs et de l’Albiceleste

Sélectionné avec le 57e choix de la Draft 1999, Manu Ginobili n'arrivera qu'en 2002 aux San Antonio Spurs. 16 ans plus tard, on se dit que la franchise texane a réalisé l'une des meilleures affaires de l'histoire pour un joueur pris aussi bas. Cependant, avant de faire le grand saut en NBA, notre insaisissable Argentin choisit de rester en Italie, au Virtus Bologna.-bas, il se forgea un sacré palmarès. En 2001, il connut son année la plus faste sur le vieux continent en étant vainqueur de l'Euroleague, MVP de la Finale et MVP du championnat d'Italie. Au moment du grand saut vers les États-Unis en 2002, il était peut-être le meilleur joueur à évoluer en Europe.

« J’ai dit à Tim Duncan : ‘Ce gars arrive et personne aux États-Unis ne sait à quel point il est bon. »  - Gregg Popovich se souvenant de l’arrivée de Ginobili aux Spurs en 2002.

Dans le Texas, il écrira avec ses acolytes Tony Parker et Tim Duncan les plus belles pages de la franchise. Ce trio de rêve est même le plus victorieux de l’histoire de la NBA en playoffs ! Dernier membre du Big Three à être arrivé aux Spurs, il est aussi le dernier à partir. Sous le coude, il emporte tout de même 4 titres NBA et un héritage sur le jeu bien plus important que toutes les statistiques du monde. On note aussi son trophée 6e homme de l'année (2008), ses deux sélections au All-Star Game (2005, 2011) et ses deux sélections au sein de la troisième meilleure équipe de la ligue (2008, 2011).

Véritable symbole de l’équipe argentine, il réussit l’exploit de porter sa nation sur le toit de l’Olympe. Quatre ans après ses débuts avec l’équipe senior, Ginobili remporta la médaille d’argent aux Mondiaux de 2002. Deux ans plus tard, le triomphe fut total. Ainsi, l’Albiceleste élimina les États-Unis de LeBron James en demi-finale des Jeux Olympiques. Lors du choc, El Manu marqua 29 points. L’Argentine devint ensuite championne olympique en l’emportant face à l’Italie ! Évidemment, notre virevoltant arrière y était pour beaucoup en finissant meilleur scoreur et meilleur passeur des siens. S'il ne connut plus jamais pareil succès avec sa sélection, Ginobili repartit avec la médaille de Bronze lors des JO de Pékin.

Le rôle de 6e Homme

Dans le basket-ball, le 6e homme est le joueur du banc qui est le leader des remplaçants. Celui-ci joue aussi très souvent autant que certains titulaires. C’est un rôle clé dans le basket-ball puisque celui-ci fait le lien entre le cinq majeur et la second-unit . On ne va pas y aller par quatre chemins, Manu Ginobili a révolutionné ce rôle. Bien aidé par le génie de Gregg Popovich, l’Argentin y excella. Ainsi sur ses 1057 matchs disputés en saison régulière, seuls 349 l'ont été dans la peau d'un titulaire. Pourtant, El Manu brilla tout autant. Playmaker de génie, finisseur hors pair et artilleur fiable, il était une véritable menace pour l'adversaire. Avec lui, les Spurs s’assuraient de la profondeur et une pérennité dans le scoring et la création. Parker et Duncan pouvaient souffler tranquillement, Manu prenait les clés du camion.

Pour l'équilibre de San Antonio, il accepta même de rester un joueur du banc dans ses meilleures années. Le Directeur Général de la franchise, RC Buford, sait à quel point cela fut crucial : « Il a joué une grande partie, tout comme Tim Duncan, dans la construction de notre culture. Quand Manu Ginobili sort du banc, c’est compliqué pour quelqu’un de se plaindre parce qu’il n’est pas titulaire. » Finalement, en 2008 et après six saisons dans la ligue, il remporta le trophée de 6e Homme de l'Année. À titre personnel, cet exercice fut le meilleur de sa carrière : 19.5 points (46%), 40.1% à trois-points, 4.8 rebonds et 4.5 passes.

L’Euro step

Véritable artiste balle en main, Manu Ginobili a régalé les fans NBA durant toute sa carrière. Ne pouvant être compétitif que pendant une vingtaine de minutes seulement ces dernières saisons, il resta un élément clé de la machine Spurs (demandez donc à James Harden ce qu’il en pense). La saison passée, sans Leonard, il fut même le second meilleur scoreur de sa franchise à nouveau qualifiée en playoffs. Champion NBA, champion Euroleague et champion Olympique, Ginobili s’est forgé un palmarès immense avec une humilité rare. Prochaine étape pour lui, le Hall of Fame. Gracias Manu.

Crédit photo : Tom Pennington

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