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Et si LeBron James révolutionnait encore la NBA ?
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Et si LeBron James révolutionnait encore la NBA ?
Et si LeBron James révolutionnait encore la NBA ? ©Radio France

Et si LeBron James révolutionnait encore la NBA ?

Meilleur joueur du monde, LeBron James va très probablement être libre de signer là où il le souhaite.

À 33 ans, le tank LeBron James n'a peut-être jamais été aussi fort. Pour sa quinzième saison NBA et malgré le bazar ambiant au sein des Cleveland Cavaliers, la superstar a dominé comme rarement. Le Cyborg a ainsi tourné à 27.5 points (54.2% au tir), 8.6 rebonds et 9.1 passes par match . Il n'avait jamais autant passé ni pris autant de rebonds. Pour la première fois de sa carrière, le quadruple MVP a joué les 82 matchs de la saison. Bref, si les années passent pour le King, cela ne se fait pas ressentir sur le terrain. Après des playoffs dantesques, James se retrouve toutefois à la croisée des chemins. Ayant signé un contrat de 100 millions de dollars sur 3 ans avec Cleveland en 2016, sa dernière saison 2018-2019 est en option (à 35.6 millions). Qu'il reste ou parte de l'Ohio, il est très probable qu'il ne l'active pas pour aller chercher une dernière pige très juteuse… mais où ?

Pour quelques (millions de) dollars de plus…

Cleveland Cavaliers, l’héritage

Né à Akron, LeBron James a fait ses années lycées dans la même ville. Sélectionné en première position de la Draft 2003 par les Cleveland Cavaliers, le King est un enfant de l'Ohio. Son départ en 2010 pour Miami avait été vécu comme un véritable traumatisme pour cette ville maudite du sport américain. Accueilli en véritable héros pour son retour en 2014, LeBron venait pour accomplir sa promesse : apporter un premier titre à Cleveland . Il lui faudra deux ans pour y parvenir. Depuis le titre épique de 2016, le numéro 23 est donc un demi-dieu dans sa région natale. Si sportivement Cleveland n'a pas/plus les armes pour rivaliser avec les autres prétendants du King, la franchise reste LA maison du joueur.

Si les Cavaliers arrivent à monter des trades pour récupérer Kawhi Leonard, Kemba Walker  et/ou à signer Paul George...alors ils deviendraient les grandissimes favoris à la signature de James. Après les Finales 2018 perdues contre les Warriors, le joueur avait annoncé ses ambitions pour le futur : « J'ai encore beaucoup à donner au jeu. Comme je l'ai dit, quand vous avez un but et que vous êtes en mesure d'atteindre cet objectif, en fait, pour moi, cela me donne encore plus faim pour continuer à essayer de gagner des championnats, et je veux toujours être en mode championnat. »  Portant à bout de bras ses Cavs en 2018 et se qualifiant deux fois grâce à des matchs 7, LeBron veut encore des titres. Pour le moment, Cleveland n’est même pas la meilleure équipe à l’Est

Philadelphia Sixers, le futur

Troisièmes du classement à l’Est la saison passée, les Philadelphia Sixers ont toujours un immense potentiel. Ben Simmons  a été élu Rookie de l’année et Joel Embiid a disputé sa première saison complète. Derrière les deux jeunes leaders, les Covington, Fultz, Saric, Bayless sont de très solides options. Markelle Fultz, premier choix de Draft 2017 n’a d’ailleurs presque pas joué la saison dernière. Si LeBron James arrivait en Pennsylvanie, la franchise deviendrait immédiatement favorite à l’Est devant les Celtics. De plus, la signature de la superstar serait relativement simple à mettre en place. En effet, la franchise a 30.5 millions de libre dans le salary cap. Il ne manquerait que 5 millions pour avoir la place nécessaire au contrat maximum de James. Selon les dernières informations, les Philadelphia Sixers seraient même pleinement investis pour signer James.  Selon Zack Rosenblatt de NJ.com : "les Sixers font tout ce qu'ils peuvent pour dégager assez d'espace pour le signer à un contrat maximum."

Sportivement toutefois, on peut s'interroger. Si les deux sont très proches, la compatibilité entre LeBron et Simmons n'est pas évidente , notamment parce que le Rookie de l'année 2018 n'a toujours pas de jumper fiable et doit avoir le ballon en main. Mais en défense, le trio LeBron-Simmons-Embiid aurait tout d’un véritable cauchemar. Cependant, à 33 ans, le King ne sera pas éternel, la porte pour un nouveau sacre se referme année après année. S’il pourra se reposer sur ses benjamins, il faudra des résultats rapides car le temps est contre lui.

Houston Rockets, les titres tout de suite, maintenant

Meilleur bilan de la saison 2017-2018 avec 65-17, les Houston Rockets sont passés à rien des Finales NBA. Menant 3-2 contre les Golden State Warriors, Chris Paul  se blessait et condamnait les siens. Sa franchise tombait ainsi en 7 matchs contre les futurs champions. Avec LeBron James, les Texans se transformeraient en véritables épouvantails et… pourraient regarder Golden State droit dans les yeux. Sportivement, l’association entre Harden, Paul  et James  ferait des ravages. Avec un nouveau monstre en isolation, capable de pénétrer et de trouver les shooters si besoin, Houston ne viserait QUE le titre. On sait aussi que CP3 est l’un des meilleurs amis du numéro 23 des Cavaliers  et est déjà investi pour ramener le King…

Mais, car il y a souvent un mais : Houston est dans un embouteillage financier . En effet, Chris Paul et Clint Capela sont aussi agent libres. À 33 ans, CP3 est éligible au supermax de 200 millions de dollars. Que les fans se rassurent, sa prolongation s’annonce comme une formalité pour la franchise… à condition de se mettre d’accord sur le prix. Investir autant sur un joueur de cet âge, à la propension croissante aux blessures, n’est pas sans risque. Houston voulant gagner tout de suite, se préoccuper du futur et du moment où ce contrat sera un poids attendra. De son côté, Clint Capela, si précieux dans le succès de Houston, est agent libre restreint. La franchise a donc la possibilité d’égaler n’importe quelle offre qui se présentera pour le pivot. Problème, ces offres pourront atteindre au maximum 106 millions sur 4 ans. On ajoute également le besoin pour les Texans de se débarrasser de Ryan Anderson et de son salaire de 20 millions par an… Il y a donc beaucoup de dossiers à régler avant de s’attaquer au numéro 23 des Cavs.

Qu’on ne s’y trompe pas, sportivement, les Rockets sont la meilleure option pour James . Ils lui offrent la possibilité de gagner le titre dès 2019. Toutefois pour que cela se réalise, il faudra des sacrifices financiers  de la part de Capela et/ou James et/ou Paul. Kevin Durant l’avait fait pour soulever son premier trophée Larry O’Brien. LeBron James l’avait aussi fait en signant à Miami. Désormais, la balle est dans le camp de Capela et Paul… l’argent ou l’éternité.

Los Angeles Lakers, la gloire

Franchise la plus mythique de la ligue avec les Boston Celtics, les Lakers sont surtout la plus bling-bling. À Los Angeles, LeBron aura la possibilité de se concentrer sur l’extra sportif en jouant pour un gros marché. Avec sa société de production, SpringHill Entertainment, il serait au cœur du système Hollywood. Hors des terrains, où LeBron est déjà très performant niveau sponsoring, LA est donc le meilleur choix pour lui côté business .

Pour le moment en revanche, les Purple & Gold ne disposent pas des joueurs pour rivaliser avec Houston ni même avec Golden State sur le terrain. La franchise peut toutefois se permettre de rêver ! Hors Luol Deng (18 millions), les Lakers n’ont pas de gros contrats actuellement. En effet, en comptant le salaire du joueur, la franchise dispose de 61.9 millions de libre sur le salary cap. En supposant qu’ils se débarrassent de Deng, il y aura donc la place pour deux contrats maximum ! On rappelle que Paul George, proche de LeBron, et natif de Californie, est aussi agent libre cet été… Polarisant toute l’attention, James risque bien de transformer la Ligue peu importe où il ira. Pour de nombreux médias américains, c’est la Cité des Anges qui tiendrait la corde. Si les Lakers arrivaient à convaincre le Roi, nul doute que George serait intéressé par la suite. Un trade pourrait aussi être mis en place pour faire venir une autre superstar, comme Kawhi Leonard par exemple.

Bientôt The Decision 2 ?

Le feuilleton LeBron James s’approche heureusement de son inéluctable conclusion. Le King a ainsi jusqu’au 29 juin pour activer ou non son option à 35.6 millions de dollars pour 2018-2019. S’il ne l’active pas, il sera alors agent libre. S’il l’active, il pourrait toutefois partir dans le cadre d’un trade. C’est ce que Chris Paul avait fait la saison passée pour partir à Houston. Cela avait permis aux Clippers de ne pas se retrouver sans rien suite au départ de la star. Selon Brian Windhorst, journaliste d'ESPN qui suit James depuis ses années lycées : "Tout le monde sera en vacances le 4 juillet. Ce sera terminé à ce moment-là " . Plus que quelques jours donc...

Crédit photo : Jason Miller / Getty Images

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