Scylla : "Si on devait vraiment être nous-même, on nous prendrait pour des fous" [interview]

Les rapporteuses Mercredi 01 mars 2017

Réécoute
Être un rappeur originaire de Bruxelles. Arriver avec un deuxième album qui s'appelle "Masque de chair". Raconter des histoires de fantômes. Croire au concept de vies antérieures juste pour le plaisir d'aimer l'idée. Conversation avec Scylla, jolie plume du rap belge, sans doute au plus proche de lui-même sur ce nouveau projet.

Pour vous la faire rapide, Scylla est originaire de Bruxelles. Dans le rap depuis le début des années 2000, il a sorti de nombreux EPs, fait ses débuts au sein du collectif OPAK, sorti son premier album solo Abysses - où l'on retrouvait entre autres les rappeurs français REDK et Tunisiano - en 2013.

Le voilà aujourd'hui de retour avec Masque de chair (dispo dès le 31 mars), un album 15 titres en attendant La Prochaine Vie.

Séquence d'introduction. Scylla lance la marche avec un titre sous forme d'interrogation : Qui suis-je ?

 

Scylla "n'est peut-être qu'un homme dans la masse que les hautes classes abusent" mais comme il dit s' "asseoir sur un trône ne lui parle pas plus". Car Scylla, lui, semble guider par cette quête de sens. Il veut comprendre ce que nous sommes au commencement.

Alors Scylla s'interroge et la recherche prend ici une tournure qui pourrait ressembler à un conte philosophique." C'est l'enfant qui est en chacun de nous et qui va guider l'adulte, lui réapprendre à aimer la vie". Un peu comme dans ce livre - son ouvrage de référence, Le Petit Prince  - mais avec un côté syncrétique prononcé. Scylla porte en lui les chromosomes de l'humanité, recherche l'invisible et défend toutes ces potentialités en musique.

"J'ai toujours eu l'impression que les idées étaient dans l'air. Comme chaque individu est différent, l'un va sortir une série, l'autre une chanson. Mais il y a une thématique qui est dans l'air et qui intéresse beaucoup de personne en même temps. C'est pareil pour les sonorités musicales, tout d'un coup on préfère le côté cloud. On respire, tout le monde va faire ses clips dans de grands espaces. Ce n'est pas pour rien, ce n'est pas juste commercial. C'est comme si on traversait une zone et que les gens avaient besoin de ça. Peut-être qu'il y a eu un trop plein de dogmatisme religieux, d'idées préconçues, de matérialisme. Les gens voient les limites et ont besoin d'exprimer leur liberté."

 

À découvrir dans le player ci-dessous.

 


Crédit photo : DR

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