Jarod, rappeur polymorphe [interview]

Les rapporteuses (2015-2017) Mercredi 08 juin 2016

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Jarod, rappeur polymorphe [interview]
Le 6 mai dernier sortait le tout dernier album de Jarod. Un disque sorti en indépendant qui s'appelle "Caméléon". Car depuis quelques années, c'est la voie que Jarod a choisi. Pourtant tout lui souriait au sein du Wati B, label dont il a fait parti. Mais le rappeur ne s'y retrouvait plus. Alors il a claqué la porte, pris le temps de revenir. Et aujourd'hui ce projet est sans doute l'un de ses plus aboutis avec un Jarod qui démontre tous ses talents de caméléon derrière un micro.

Pour Jarod, cet album Caméléon c'est sans doute l'un des rares sorti cette année où l'on retrouve autant de diversité musicale du premier au dernier morceau. Et s'il avait pu, le rappeur du 19e arrondissement de Paris aurait voulu aller encore plus loin mais le format lui a imposé quelques contraintes. Alors il s'est arrêté à 18 titres.

 

Mais cette succession de collages sonores suffit à représenter cette idée que Jarod veut défendre en musique ou même dans la vie, celle d'être un caméléon. Des gens qui savent s'adapter, peuvent aimer l'electro comme le jazz ou le hip hop, être en survêt à fumer des joints et le lendemain en costard à dealer des contrats à 100 000 euros. Pour Jarod, les caméléons sont d'ailleurs très nombreux bien que l'on cherche constamment à faire rentrer les gens dans des cases. 

Et Caméléon, c'est aussi une référence à se surnom qui le suit depuis l'époque Wati B. Le rappeur a fait parti de ce label un temps, a même été membre du groupe l'Institut avant de prendre ses distances. Le succès crée trop de mésentante au sein de sa famille, l'orientation prise par le Wati B ne lui convient plus. Alors il se lance dans l'aventure en solo, sort plusieurs projets avec sa propre structure dont l'album Frappe Préventive en 2014, et tente depuis de réussir à fédérer avec sa musique tout en ayant un propos nuancé.

 

 



 

Crédit photo : Ya Rien Nadir

 

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