"Latifa, le cœur au combat "

Les engagés (2015-2016) Lundi 30 mai 2016

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"Latifa, le cœur au combat "
L’histoire de Latifa Ibn Ziaten, c’est celle d’une jeune fille de Tétouan, pleine de rêves, qui traverse la Méditerranée à la fin des années 70 pour vivre en France. Trente ans plus tard, son fils Imad, militaire français, est assassiné par Mohammed Merah...

 

Latifa, le cœur au combat

Au Micro: Cyril Brody, l'un des réalisateurs

Finançons ensemble un documentaire (cinéma) sur Latifa Ibn Ziaten, militante pour la paix et la jeunesse #TOUSLATIFA

L’histoire de Latifa Ibn Ziaten, c’est celle d’une jeune fille de Tétouan, pleine de rêves, qui traverse la Méditerranée à la fin des années 70 pour vivre en France. Trente ans plus tard, son fils Imad, militaire français, est assassiné par Mohammed Merah. Deux jeunes hommes nés en France de parents immigrés, tous deux musulmans, mais aux destins contraires : Imad est mort parce qu'il représentait la France et une intégration réussie, tandis que Merah s’y sentait exclu et cherchait à la détruire.

Pour Latifa tout s’effondre brutalement : sa vie, son idéal de vivre ensemble et sa vision de la société française. Pourtant, plutôt que de renoncer à croire, Latifa décide d’aller réanimer ce rêve en dépassant sa douleur de mère. Elle part à la rencontre des autres, en France, au Maroc, pour les convaincre que ce rêve a encore un sens et qu’il les concerne tous. Donner de l’amour en réponse à la haine.

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Pourquoi ce film ?

A l’origine de ce film, il y a le souvenir d’un visage aperçu à la télévision. Une femme qui pleure mais reste digne. Elle est arabe, elle porte un foulard qui dissimule ses cheveux et ne laisse émerger que son visage. De ce visage émane une intensité rare à la télévision. Elle s’adresse à un homme :

« Je vous souhaite beaucoup de courage Monsieur parce que je sais. Je ne pourrai jamais faire le deuil. Et je ne pourrai jamais oublier mon fils. »

L’homme est un rabbin, il a perdu son fils quelques jours plus tôt dans l’attentat de l’Hypercasher. Latifa Ibn Ziaten a perdu son fils 3 ans plus tôt, mais tout ce qui arrive ces jours de janvier 2015, elle l’a senti venir. Elle savait qu’il y aurait d’autres « Merah », que d’autres meurtres seraient commis.

«Mon fils, il a refusé de se mettre à genoux. Il est mort debout parce que c'était un soldat de la République. Il avait cette force dans son cœur et il a voulu rester debout face à cet assassin. A travers Imad, je suis debout aujourd'hui.


 

 

 


 

Crédit Photo: La page Facebook

 

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