Snapchat, Instagram, Youtube : le business du rien

la leçon de S(tyle) Jeudi 01 septembre 2016

Être influenceur sur Instagram, Snapchat ou Youtube ça paye ! Il suffit de contempler les comptes de Kim Kardashian et de ses sœurs sur les réseaux sociaux. Outre leurs selfies à gogo et leurs boules énormes plusieurs fois commentés (petits coquins), les followers ont sans doute pris l'habitude de les lire vanter les mérites d'un thé bruleur de graisses ou encore de vitamines qui feraient pousser les cheveux.

On entends souvent que les influenceurs sur les réseaux sociaux font du business à partir de rien. Pour les Kardashians, les mauvaises langues pensent qu'elles ont vendu leur c** au diable mais c'est plus compliqué que ça...

50% de selfies et 50% de publicités

Si vous observez bien, à la suite de certains statuts vous pourrez lire la mention "#ad." " Ad " est le diminutif du mot anglais "advertise" en anglais, il signifie publicité. Ces statuts sont donc des placements de produit. Vous verrez, cette rentrée : vos influenceurs préférés auront plein de nouveaux produits et bizarrement ils vous proposeront des protéines en poudre, un nouveau pantalon, un nouveau top, un nouveau produit pour les cheveux, du maquillage et ainsi de suite...

Avez-vous vraiment cru que Kim Kardashian ne montrait que ses seins ?

C'est qu'avec les réseaux sociaux mais aussi l'émergence des bloqueurs de publicité sur les vidéos, il devient plus difficile pour les marques d'atteindre leur cible. Les marques sont prêtes à débourser des milliers d'euros pour être mentionnées dans un statut de blogueur star et ça se passe aussi bien sur Instagram, Snapchat et Youtube. Les marques achètent la proximité avec le public ainsi que le nombre de followers souvent mieux identifiés que pour une publicité classique sur support papier ou à la télévision.

Ce business peut rapporter gros. Le tarif d'un simple post Instagram dépasse de loin le smic. Le magazine de Carine Roitfeld, le CR Fashion Book a dévoilé combien un post Instagram peut rapporter. Pour un mannequins comme Karlie Kloss ou Miranda Kerr, un post sur Facebook, Twitter ou Instagram entre 25 000 et 50 000 dollars (de 23 000 à 46 00 euros). Pour le clan Kardashian, Kendall Jenner facturerait entre 125 000 et 300 000 dollars (entre 115 000 et 277 000 euros) un unique post. On est loin, très loin des post sponsorisé de Nabilla ou EnjoyPhoenix (autour de 2000 euros pour la première et 5000 euros pour la seconde).

Si c'est gratuit, c'est vous le produit

Parfois, la publicité n'est pas mentionnée en tant que telle. Vous aurez l'impression que votre influenceur préféré vous donne un conseil en tout bien tout honneur. Une autre fois, vous lirez juste un "Merci pour ce fabuleux thé bruleur de graisse !" (C'est bon, on sait tous que ça n'existe pas) sans la petite mention "#ad". Ce n'est plus si évident de se rendre compte qu'il s'agit d'une publicité surtout quand le code promo caché quelque part dans la description...

 

Pire, il s'agit parfois d'une publicité déguisée. En juillet 2016, La Federal Trade Commission (la commission fédérale du commerce) a épinglé le géant Warner Bros pour avoir discrètement rémunéré (sans aucunes mentions explicités sur les vidéos) des Youtubeurs lors de la campagne de promotion du jeu "La Terre du Milieu : l'ombre du Mordor" en 2014. Parmi, les Youtubeurs incriminés, le célèbre PewDiePie qui compte près de 40 millions d'abonnés sur Youtube.

Après certains influenceurs sont réglos dans le sens où ils ne parlent que de produits qu'ils aiment ou en mentionnant clairement qu'il s'agit d'une publicité ou d'un partenariat, c'est aussi leur principale source de revenus pour vous offrir un contenu accessible gratuitement. Mais, pour cette rentrée, ne vous faites pas berner : si c'est gratuit, c'est vous le produit !

 


Sources photos : Instagram

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