Boy meets girl

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander. Ovidie est aux commandes de la chronique H/F mode d'emploi de Rodéo !

Société
Vendredi 13 juin 2014

 


1, Choisir une marque reconnue
Sur le marché des sextoys, on trouve "à boire et à manger". Certaines marques sérieuses telles que Fun factory, Lelo, Big Teaze Toys et autres, ont fait leurs preuves et proposent, en théorie, des produits testés et approuvés. Mais beaucoup sont fabriqués en Asie et peuvent être relégués au rang de gadgets éphémères et inefficaces. Mieux vaut investir dans un modèle, certes un peu plus cher, qui ne vous lâchera pas dans les doigts dès la première utilisation.

2, Choisir un modèle qui se branche sur le secteur
Une utilisation peut être longue. 10, 20, 30 minutes... Le temps passe vite (et les piles se déchargent) lorsque nous prenons du plaisir ! Et il n'y a rien de plus frustrant que de sentir le moteur s'essouffler et les vibrations ralentir alors que nous ne sommes pas loin de l'orgasme.

3, Eviter le latex
Il vaut mieux préférer les sextoys en silicone plutôt qu'en latex. Le latex irrite, il est moins lisse, se lave mal, retient les germes, et ne convient pas aux personnes allergiques. 

4, Fuir les phtalates
Les phtalates sont cancérigènes, et l'industrie agro-alimentaire et cosmétique commence à y être vigilante. En revanche, niveau sextoy, en terme de normes sanitaires, c'est le flou total. Quelques marques revendiquent l'absence de phtalates dans leurs produits, mais, globalement, il est difficile de s'y retrouver. Un truc pour les reconnaître ? Une vendeuse dans un love store m'avait un jour indiqué d'éviter à tout prix les sextoys en jelly qui sentent le pétrole... 

5, Anticiper le nettoyage
Songez qu'après chaque utlisation, vous allez devoir nettoyer soigneusement votre appareil. Votre sextoy se démonte-t-il ? Allez-vous pouvoir le passer sous l'eau sans inonder son moteur ? Etes-vous bien sure que la ficelle en nylon tressé de ces boules de geisha à la qualité discutable ne virera pas au jaune après 10 utilisations ?  

6, Ne pas choisir un modèle uniquement pour son aspect esthétique
Certains modèles peuvent vous attirer parce qu'ils sont mignons : strass, modèle en or, faux rouge à lèvres... Or, ce sont rarement les plus efficaces. Les vrais orgasmotrons sont généralement de gros appareils qui ressemblent plus à des appareils d'électro-ménager qu'à des instruments de plaisir. Mais, il me semble qu'on n'achète pas un sextoy pour le brandir en société ni pour se promener avec dans la rue, mais bel et bien pour jouir. Alors oubliez ce petit vibromasseur en or aux vibrations faiblardes.

7, Se méfier des modèles rigides anatomiques
Certains modèles prétendent épouser votre anatomie, stimulant ainsi le point G et le clitoris en même temps. Sauf que... Nous ne sommes pas toutes bâties de la même manière. La forme du sextoy est peut-être adaptée pour d'autres, mais pas nécessairement pour vous. S'il est rigide, il peut appuyer fortement au mauvais endroit et provoquer une douleur. 

8, Ne pas se ruer sur les nouveautés abracadabrantes
Le monstre intergalactique masturbateur pour homme, la roulette à cunilingus, la langue vibrante en latex... Honnêtement ? Vous voulez mon avis ? Tous sont franchement décevants. Mieux vaut investir dans des classiques indémodables.  

9, Si possible, le tester (sur sa main) avant d'acheter
Ce n'est évidemment pas possible si vous décidez d'acheter votre sextoy sur internet, anonyme. Mais, m'est d'avis que lorsque il s'agit d'investir dans un appareil qui peut s'avérer aussi utile et addictif qu'un vibromasseur, mieux vaut se rendre dans un lovestore et demander conseil. Vous aurez ainsi la possibilité de tester sur votre main la puissance des vibrations et, surtout, de découvrir le bruit qu'elles génèrent.

10, Songer à joindre l'utile à l'agréable

Certains modèles permettent de joindre l'utile à l'agréable en musclant le périnée. Les boules de geisha et barres de musculation adaptées sont parfaites pour renforcer le plancher pelvien et, à la longue, tonifier le vagin et prendre encore plus de plaisir. 

 

Société
Vendredi 30 mai 2014

Et si le sexe constituait le meilleur moyen de réaliser nos souhaits ?

La magie sexuelle ne constitue pas une religion ni même une discipline à part entière. Il s'agit simplement d'un outil que l'on peut retrouver à travers l'histoire dans un certain nombre de doctrines religieuses et spirituelles. Le principe est extrêmement simple. Il part de la constatation que lors de l'acte sexuel, et, a fortiori, lors de l'orgasme, nous produisons une énergie qui, lorsque elle est canalisée, pourrait provoquer des miracles. Certains l'utilisent pour se guérir, d'autres pour concocter un filtre d'amour. C'est ce principe qui a d'ailleurs permis, dans une version orientale, le développement du tantra et du tao sexuel.

L'amour est la loi, l'amour soumis à la volonté.

Même si les rites sexuels ont toujours existé, qu'ils s'agissent des rites de fécondité ou de la prostitution sacrée, on peut considérer qu'ils se sont précisés au cours du XIXème et XXeme siècle avec l'engouement pour le spiritisme et les sociétés secrètes telles que la Golden Dawn et l'Ordo Templi Orientis.

P.B. Randolph fut un des premiers à poser par écrit les bases de la magie blanche de l'amour. Il affirme dans son ouvrage Magia Sexualis que "Si un homme souhaite ardemment une force ou une puissance, et garde ce souhait depuis l'instant où il pénètre la femme jusqu'à l'instant où il la quitte, son voeu est comblé nécessairement". N'allez pas pour autant croire que Randolph était un libertin. Au contraire, selon lui, la magie sexuelle n'est réellement efficace que dans le cadre d'un couple légitime. De plus, la chasteté volontaire y est souvent prônée. L'union sexuelle doit restée sacrée, il n'est nullement question de se contenter de "baiser". Ils ne sont finalement pas très drôles ces mages.

Enfin si, il y en avait un qui était un peu plus drôle. On pourrait dire qu'il s'agissait du "punk" des mages sexuels. Aleister Crowley, ancien membre de la Golden Dawn et de l'Ordo templi Orientis, et fondateur de l'Abbaye de Thélème, fut probablement celui qui expérimenta la magie sexuelle jusqu'à ses plus profonds retranchements. Ici, nul question de ne pratiquer comme Randolph l'union sacrée qu'entre couples légitimes. Crowley ne fit pas sa mijaurée, et décida de s'unir avec des prostituées, des hommes, et avec ses deux épouses à qui il donna le doux nom de "Femmes écarlates". Son texte le plus célèbre est Le livre de la loi qu'une entité lui dicta par écriture automatique (traduisez : "complètement défoncé aux hallucinogènes") alors qu'il se trouvait au Caire. Nous en retiendrons les deux enseignements principaux qui sont :  "Fais ce que tu veux sera le tout de la Loi" (AL I:40), ainsi que "L'amour est la loi, l'amour sous la volonté" (AL I:57). Comprenne qui pourra.

Les sorcières du XXème siècle

A la fin des années 1950, Gerald B. Gardner, lui-même initié au culte des sorcières, mélangea de nombreuses influences pour faire naître un nouvel ordre : la Wicca. Il ouvrit son shaker et y mis les écrits d’Aleister Crowley, la Franc-maçonnerie, les rapports de l’Inquisition, le naturisme, la théurgie, la sorcellerie, le Tantra, et d'autres sources. Le résultat fut cette magie blanche, dont se réclament encore beaucoup d'adeptes de nos jours.

Le culte étant centré sur la Nature, les wiccan prônent la nudité rituelle. Les covens (groupes d’adeptes) sont dirigés par une Grande Prêtresse et un Grand Prêtre, représentants respectivement la Déesse Mère et le Dieu Cornu durant les rituels. Chaque cérémonie culmine avec la plongée de l’athamé (couteau rituel) dans la coupe – figurant la pénétration des principes opposés à l’origine de l’univers. Ce moment peut être joué réellement par la Grande Prêtresse, qui est alors pénétrée rituellement par le Grand Prêtre.

 

Hollywood et la magie sexuelle : le cas Jayne Mansfield

Derrière l'image de la bimbo écervelée diffusée par le cinéma hollywoodien se cachait une très étrange mère de cinq enfants, violonniste virtuose, au Q.I. étonnamment supérieur à la moyenne (163 dit-on). Celle que l'on surnommait injustement "la Marylin du pauvre" avait été sacrée Grande prêtresse de l'Eglise de Satan, et n'hésitait d'ailleurs pas à poser en tenue de cérémonie en compagnie de son fondateur, Anton Lavey. Certains murmurent qu'elle se livrait à d'orgiaques messes noires, afin de demander l'aide de Satan dans sa conquête d'Hollywood. D'autres affirment qu'il ne s'agissait que de mises en scène folkloriques destinées à divertir le public. Quoique il en soit, elle mourut à 34 ans dans un tragique accident de voiture. Certains ont prétendu que les forces du mal se seraient déchaînées contre elle...

Et nous, profanes, que pouvons-nous faire ?

Je vous ai promis de la magie pour les nuls, en fait je vous ai menti. Car les adeptes de la magie vous diront qu'il faut avancer avec prudence. Selon eux, l’univers posséderait un ordre qui lui serait propre, et toute magie est une perturbation de cet ordre du monde. Aller contre l’ordre du monde, ce serait bouleverser l’harmonie de la Nature, dont les lois pourraient alors se retourner contre nous. C'est ce que les mages appellent le fameux "choc en retour"... Bon, en gros, quand on n'a pas envie de finir comme Jayne Mansfield, on évite. A moins que celle-ci n'ait plutôt été broyée par Hollywood, une force peut-être encore plus dévastatrice que Satan lui-même.

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Vendredi 11 avril 2014
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