Zero Theorem, le nouveau Terry Gilliam est un bon cru !

La Pop au carré Mardi 24 juin 2014

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Zero Theorem, le nouveau Terry Gilliam est un bon cru !
Le dernier film de l’ ex- Monthy Python sort aujourd'hui dans les salles.

La science fiction est toujours un prétexte chez Terry Gilliam pour tourner en dérision notre époque :  la bureaucratie totalitaire de Brazil dans les années 80, la paranoïa des virus et du  terrorisme des années 90 avec l'Armée des douze singes...

Zero Theorem explore dans la même veine "le sens de la vie à l'heure des réseaux sociaux et des mondes virtuels", avec un casting de choc: Christoph Waltz, vu dans les 2 derniers Tarantino, Matt Damon pour une apparition génialissime, moins attendue et tout aussi bluffante: Mélanie Thierry qui fait une entrée très remarquée dans l'univers déjanté de Terry Gilliam.

 

 

 

Le héros s'appelle Qohen...Christoph Walz en génie de l'informatique dans un Londres futuriste et dont la vie s’approche du  néant abyssal. L’ambition du film est de réussir à rendre captivante l'histoire d'un personnage nul complètement  inerte, seul face à son ordinateur. 

« C’est l’histoire d’un personnage, d’un homme qui a été abimé mais on peut y voir la vie de beaucoup de monde qui vivent comme lui et ne comprennent plus leur vie » raconte Terry Gillian.


 

A ce stade ....les réalités virtuelles semblent  le refuge idéal pour trouver un peu de bonheur chez soi en toute sécurité. Voila donc la vie de notre boloss professionnel  bousculée par une call girl ultra sexy mais intouchable: Mélanie Thierry, adepte du safe sex en combinaison de latex reliée a un ordinateur.

« Il a choisi de s’isoler mais le monde réel se rappelle constamment à lui, d’une certaine façon il est obligé de redécouvrir son humanité mais en même temps qu’il est limité, incapable d’avoir une histoire d’amour avec cette fille » ajoute Gilliam.


 

Un film déroutant, inégal mais bluffant par sa capacité à nous embarquer dans l'univers loufoque d'un ex-Monty Python, comme ces fausses pub qui envahissent le film. A 73 ans, Terry Gilliam prouve qu’il n’a jamais aussi bon que dans la dérision de son époque. 


 

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