Zero theorem, le film trippé

Rien à voir Mercredi 25 juin 2014

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Zero theorem, le film trippé
Évidemment, quand sort un film de Terry Gilliam (Monty Python, Brazil, Las Vegas Parano...), on ne s'attend à rien de très orthodoxe. Eh bien on a raison. Une fois de plus, Zero Theorem nous emmène loin, très loin.

 

Ca se passe dans un futur proche, à Londres. Qohen, qui est joué par Christoph Waltz, est un homme qui souffre. Il vit dans une chapelle désaffectée qui tombe en ruine. Quand on lui demande comment il va, Qohen répond « We're dying », « Nous mourons ». Oui, car il parle de lui à la première personne du pluriel, et il est aussi un chouïa déprimou.

Qohen déteste sortir de chez lui. Dehors, c'est l'enfer. Il y a des panneaux publicitaires qui parlent, des gens habillés en fluo, c'est très agressif. Ensuite, il préfère ne pas sortir parce qu'il risque de rater l'appel téléphonique qu'il attend depuis toujours (il n'y a pas de téléphone portable dans le futur de Terry Gilliam). Qohen pense qu'un jour, un coup de fil va lui livrer le sens de la vie. Parce qu'il ne peut pas en être autrement, parce que ce n'est pas possible qu'il n'y ait pas une sorte d'explication à tout ça.

 

Zero Theorem, c'est le genre de film dont on sort comme on sort d'un rêve. On n'arrive pas à le raconter. On a des flashs, des bribes qui nous reviennent, un peu décousues.

Mais on a aussi des images qui restent imprimées dans la mémoire.

Ca fait un peu mal à la tête, mais ça vaut la peine.


 

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