Working Class Hero

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Working Class Hero
La reprise, exercice indispensable à tout musicien tient parfois du génie, parfois de l'échec le plus total. Petite revue de "covers" d'une des chansons les plus engagées de John Lennon : "Working Class Hero."

 

Premier mai oblige, le folk engagé est à l'honneur. Pas question ici de refaire une énième monographie de Bob Dylan, on va plutôt s'intéresser à un musicien qui s'y est mis à l'occasion. En décembre 1970, l'ancien Beatle John Lennon se lance dans le folk, alors même que Margaret Thatcher n'arrivera que neuf années plus tard. Il sort Working Class Hero, un morceau qui fera scandale au Royaume-Uni : il utilise deux fois le mot "fuck".

 

Lennon y dénonce l'aliénation, par la télévision entre autres, et en profite pour critiquer le mouvement ouvrier qui ne se bouge pas assez à son goût. Passé à la postérité, ce titre est repris quelques années après par une Marianne Faithfull alors en plein descente. Elle en propose une version post-punk, sur fond de voix rauque.

En 1989, c'est David Bowie – un peu en retour de hype – qui s'y colle à son tour. Il s'est fait démonter par les critiques pendant les années 1980, alors il y va avec son éphémère groupe Tin Machine.

 

On est pas mal sorti du folk original, et c'est un ancien du heavy metal qui va rappeler les origines du morceau. Un autre Britannique, ancien patron de Black Sabbath, rend hommage à cet hymne prolétarien. Ozzy Osbourne tente sa chance, la voix toute auréolée de reverb.

 

Parmi les Français, le morceau a aussi eu droit à un quelques hommages. Sans pour autant revenir aux pires reprises de la fête de la musique, les Bordelais de Noir Désir avaient repris Working Class Hero en concert. Cette reprise sort, elle aussi, pas mal des sentiers tracés par l'ancien Beatle.

 

Reste une foule de reprises d'anonymes qui versent parfois dans le malaise musical. Comme pour tous les morceaux qui rencontrent leur public, Working Class Hero a droit à sa reprise au yukulélé, version métal ou reggae, qui rappellent les heures les plus sombres du glam.

Pierre Breteau

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