Voter autrement

le Reportage de la Rédaction Vendredi 28 mars 2014

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Voter autrement
Côté abstention, les municipales 2014 ont battu des records. Les raisons de ceux qui ne votent pas sont surtout politiques. Mais les contraintes logistiques ont aussi leur petite responsabilité. Et si on votait autrement? Revue de possibilités.

Par Internet : à étudier

C'est le petit frère du vote par correspondance. En Estonie, on vote par internet depuis 2005. Petit succès: là bas, lors des dernières législatives, près d'un électeur sur quatre a utilisé sa e-carte d'identité, via un petit lecteur, pour s'exprimer. Côté participation, pas de raz de marée, mais au moment de l'introduction du vote électronique, le taux de votants a augmenté de 4 points. Selon Céline Braconnier, co-auteur de La Démocratie de l'abstention, les études approfondies montrent cependant que participation et vote par internet ne sont pas liés.  

 

Les serveurs d'Election-Europe? Dans un data center ultra sécurisé

 

Et en France? Pour l'instant, beaucoup de ratés (primaires UMP pour les municipales en 2013, vote des français de l'étranger pour les législatives de 2012...). Elections professionnelles ou dans les murtuelles: le marché du vote éléctronique propspère pour l'instant dans le privé. Pour Régis Jamin, directeur d'Election-Europe, on viendra tôt ou tard au vote politique par internet.

On peut aujourd'hui mieux sécuriser le vote par intenet que le vote papier. Tout dépend du niveau de prestation. Comme chez les e-commerçants, il y a des entreprises de e-vote plus ou moins solides.  


 

Dans 33 Etats américains, on peut voter à l'avance

 

Par anticipation : pas très français 

Aux Etats-Unis ou au Québec, par exemple, on peut voter par anticipation. C'est plus pratique pour les américains, chez qui la présidentielle a lieu le mardi. Et dans la ville de Québec, on a compté plus de 14% d'électeurs par anticipation aux dernières municipales. La formule est souvent proposée en cas de longue file d'attente devant les bureaux de vote. Pas vraiment un problème français.


 

Et si on changeait les modalités d'inscription?

La France était opposée au fait de suivre les déplacement des citoyens, en raison des souvenirs douloureux de la seconde guerre mondiale. C'est en train de changer.      


 

L'inscription volontaire, avant le 31 décembre, est loin d'être une généralité. Dans la majorité des pays européens (Allemagne, Italie, Belgique, Espagne...), on figure sur les listes de son nouveau domicile dès qu'on change d'adresse. La différence? On a plus de chance de voter quand on est inscrit là où on réside effectivement, ce qui n'est pas le cas de 15% des français. Pour Céline Braconnier, l'idée d'une réforme de ce système commence seulement à germer.


L'abstention, on en a aussi parlé ici et sur lemouv.fr.

Reportage : Marie Blondiau

Photos: TelecityGroup et Marie Blondiau. 

 



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