Vivons-nous pour être heureux?

Façon de penser Mercredi 18 juin 2014

Réécoute
Vivons-nous pour être heureux?
Le corrigé d'un sujet du Bac 2014 à l'occasion de la chronique philo, celui de la série S: "vivons-nous pour être heureux?

On serait tenté de dire : « bah oui, si c’est pas pour être heureux qu'on vit, c’est pour quoi, alors !" D'ailleurs, tout ce qu’on fait dans la vie : les études, le travail, la famille, gagner de l’argent, écrire des livres ou faire de la musique, pourquoi le fait-on, sinon parce qu’on espère que ça nous rendra heureux ?

 

A partir de là, le seul problème est de savoir comment y arriver, et la philosophie elle-même, surtout dans l’antiquité, se propose d’expliquer pourquoi les hommes sont malheureux, et comment les rendre heureux.

On parle alors de philosophie "eudémoniste", qui considère que le bonheur est le but suprême de l'existence, comme chez  Epicure qui propose son tétrapharmakon, le « quadruple remède » qui permet de guérir les hommes de leurs souffrances, en leur apprenant par exemple à ne pas avoir peur de la mort.

Mais comme l'écrivait Schopenhauer, tout ça n'a rien d'évident.

Il n'y a qu'une erreur innée: celle qui consiste à croire que nous existons pour être heureux. (Le Monde comme volonté et comme représentation, supplément au ch. 49).


 

D'abord, quel est le sens de l’existence ? Pourquoi vivons-nous ? A priori, personne ne le sait : nous avons tous été jetés dans l’existence sans rien demander et sans savoir pourquoi. Au fond, bien malin celui qui pourrait nous dire pour quoi nous vivons et dans quel but. Et Dieu seul le sait. Ensuite, il nous arrive d'agir non pas pour être heureux, mais plutôt pour être moral, et faire notre devoir. Et tout le problème consiste alors à concilier bonheur et vertu, être heureux et moral. 

D'après Kant, l'essentiel n'est pas d'être heureux, mais de se rendre digne du bonheur!

Plan détaillé dans la chronique façon de penser de Gilles Vervisch. 



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