Villiers-le-Bel, la ville où l'on danse

Rien à voir Mardi 08 avril 2014

Réécoute
Villiers-le-Bel, la ville où l'on danse
Parfois, on n'y croit pas du tout. Exemple : quand on nous propose d'aller voir un spectacle de danse contemporaine avec des ados et des handicapés qui ont grandi à Villiers-le-Bel. On se dit que ça va être un carnage. Et ben parfois, on a tort.

Quand on tape « Paris » dans Google, le moteur de recherche propose une illustration qui apparaît en haut à droite de la page. C’est un petit dessin très poétique : un réverbère qui projette une ombre en forme de cœur, et dans le cœur, il y a écrit « Paris ». Si c’est pas lovely. Quand on tape « Villiers le Bel » dans Google, c’est une photo qui s’affiche. Ca se passe dans la rue, c’est la nuit, là aussi il y a la lumière d’un réverbère, mais ce qu’il éclaire, ce n’est pas un cœur, c’est une voiture brûlée. Une voiture de police, même, complètement calcinée, et sévèrement emboutie. A côté, derrière un cordon de sécurité, il y a deux jeunes individus en jogging, la capuche vissée sur la tête. Vu de Paris, l’image de Villiers le Bel, c’est ça.
 
Parce que si cette ville du Val d’Oise bénéficie d’un peu de notoriété, c’est à cause des émeutes qui y ont eu lieu, en 2007 notamment. Pourtant, il s'y passe d'autres choses. Et même, des choses qui collent des frissons.

La compagnie de danse Dk-Bel fait danser des ados (a priori ingrats) et des handicapés moteur (a priori pas très mobiles). Et c'est beau. Très, très.

Une chronique pour changer de point de vue. 

NB : ils dansent le 7 juin à Thorcy dans le festival Entrez dans la danse. Je dis ça je dis rien.

 


 

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