Varsovie #1: Le racisme dans les stades

Mouv'In Europe (2014-2015) Lundi 17 août 2015

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Varsovie#1:Le racisme dans les stades
C'est un véritable fléau dans le pays. Le racisme gangrène les stades polonais. Depuis les incidents à l'euro 2012, la situation est toujours tendue. Pourtant, les actions de sensibilisation existent dans le pays pour venir à bout de cette violence.

"Never Again" : c'est le nom de cette association qui lutte contre le racisme dans les stades. Aujourd'hui encore, il n'est pas rare de voir dans tribunes des stades de Varsovie et ailleurs en Pologne des supporters, les plus extrémistes, faire le salut nazi, mais aussi des drapeaux avec une croix gammée. Les hooligans aussi donnent de la voix pour chanter des chansons racistes. Ils lancent aussi des bananes sur le terrain ou s'attaquent aux joueurs.

Jacek Purski, celui qui coordonne la campagne "Let's kick racisme out of the stadium" qui lutte contre la xénophobie dans le monde du football, explique : 

Les stades sont des endroits où les gens se sentent assez à l'aise pour exprimer leurs idéologies les plus radicales parce que ce sont des lieux où il y a vraiment une séparation : il y a nous et eux. "Nous": c'est l'équipe qu'on supporte la seule et l'unique, et "Eux" ce sont les supporters : les ennemis.  

C'est aussi un endroit où les partis politiques les plus extrémistes viennent propager leur discours haineux et leur idéologie.


 

Jacek Purski de l'association "Never Again", par Farida Nouar

 

Même s'ils sont sanctionnés, les supporters continuent la provocation dans les tribunes. Rien ne semble pouvoir les arrêter. Pourquoi un tel sentiment d'impunité ? Pour Jacek Purski c'est parce que les principaux acteurs du monde sportif ne prennent pas la mesure du problème : 

La fédération de football polonaise et les clubs polonais, ce sont eux les acteurs clefs qui doivent prendre la plus importante part de responsabilité dans la lutte contre le racisme et les hooligans dans les stades. Ils ne font pas assez, ils ne prennent pas la mesure du problème, ils n'en ont pas les moyens, peut être qu'ils ont peur, ou peut être qu'ils sont juste paresseux pour le faire.


 

Karolina, 20 ans, est volontaire dans l'association. C'est en quittant la Pologne qu'elle a réalisé qu'il y avait du racisme dans son pays.

J'ai étudié à l'étranger et ça a changé ma façon de voir les choses. C'est là que je me suis rendue compte qu'il y avait un probleme de racisme en Pologne.


 

Karolina, jeune volontaire , par Farida Nouar

 

 


 

Crédit photo : Farida Nouar 

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