Un très bon Beck

Les trouvailles de Pascal Bertin Lundi 24 février 2014

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Un très bon Beck
Le premier album en 6 ans du Californien depuis son "Modern Guilt" de 2008 valait vraiment l'attente : "Modern Phase" se révèle être un disque lumineux, calme, apaisé, et clairement son meilleur depuis le mythique "Sea Change".

Beck Hansen est de retour ! Moins fou-fou et moins aventureux que "Odelay" ou "Midnight Vulture" pour citer ses albums les plus connus, ce "Midnight Phase" s'affirme comme celui d'un musicien de 43 ans qui a enfin résolu des problème de santé - un mal de dos l'empêchait carrément de jouer de la guitare -, et qui a renoué avec la musique de sa région d'origine, la Californie. Dans une interview donnée au Rolling Stone américain il cite Crosby Stills & Nash, Gram Parsons ou les Byrds comme influences, il en résulte un disque ambiance country folk, à la fois simple, boisé, avec des textes beaucoup plus simples qu'auparavant.

Après avoir commencé à en écrire les premières chansons en 2011 alors qu'il séjournait à Nashville, il y est revenu début 2013 juste pour trois jours en studio qui lui ont suffi pour mettre ses morceaux rapidement en boite, avant de passer toute l'année dernière à les triturer pour en améliorer le résultat.

Mais aucun album en six ans ne signifie pas que notre ancien "Loser" s'est tourné les pouces entre temps. Entre les productions et les remixes, il s'est fait plaisir en rendant hommage à des artistes importants à travers le Record Club qui rassemble plein d'amis musiciens qui s'amusent à reprendre un disque en entier. Ils se sont ainsi attaqués au premier Velvet Underground, à Kick d'INXS ou encore à Songs of Leonard Cohen. Suivant les projets, on compte dans le club les gars de MGMT, le producteur Nigel Godrich, St. Vincent, Devendra Banhart et puis sur un album de reprises de Skip Spence, rockeur psyché canadien de la fin des années 60, Beck tape le bœuf en studio avec Feist, Jamie Lidell et le groupe Wilco.

En début d'année, Beck avait aussi enregistré une reprise de John Lennon, Love, qui donnait déjà clairement la tonalité intimiste de son album à paraître.

 

 

 

Seule ombre au tableau à ce jour, pour voir sur scène le blondinet californien, ce sera le festival Coachella en Californie en avril, le Pitchfork Festival à Chicago cet été, et sinon côté Europe, le Bestival sur l'ile de Wight en septembre.


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