Un observatoire pour ne pas détourner l'attention

le Reportage de la Rédaction Mardi 28 janvier 2014

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Un observatoire pour ne pas détourner l'attention
Aujourd'hui, c'est la journée internationale de protection des données personnelles. Une date fixée en 2007 par le Conseil de l'Europe pour interpeller les citoyens. L'occasion était parfaite pour lancer en France l'Observatoire des libertés et du numérique, l'OLN.

 

Le New York Times et le Guardian révélaient encore hier de nouvelles techniques d'espionnage de la NSA. L'agence de renseignement américaine utiliserait les applications installées sur les smartphones pour obtenir des données sur leurs utilisateurs. Le jeu Angry Birds est cité. Pas étonnant car si on cumule ses différentes versions, il a été téléchargé plus d'une milliard de fois. 

Face à la multiplication des affaires du genre et à l'impuissance de la CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés), plusieurs associations ont décidé de s'unir au sein de l'Observatoire  des libertés et du numérique. Il rassemble des chercheurs, des militants et des juristes.

Pour eux, il n'est pas question de lutter directement contre ces grosses machines. Il n'a pas les armes pour ça. En revanche, il veut davantage informer les citoyens. "Les dernières affaires révélées sur l'utilisation ou la simple captation des données personnelles ont alerté l'opinion. Mais dans sa grande majorité, elle ne s'en est pas emparée", explique Dominique Guibert, de la Ligue des droits de l'homme.

 

Les fichiers de police en ligne de mire

Il mettent en cause notamment l'utilisation des fichiers de police. Plus de 2 millions de personnes sont identifiées dans le Fichier national automatisé des empreintes génétiques. "82% d'entre eux n'ont jamais été condamnés et n'ont aucune raison d'y figurer", explique Chantal Enguehard, du Creis-Terminal.

Autre enjeu : les nouveaux dispositifs entrés en vigueur avec la loi de programmation militaire. L’article 20 autorise la captation de toute information, y compris la correspondance privée, que détiennent les acteurs de l’Internet. Et les motifs pour lancer une procédure sont assez flous et du coup, très larges.

 

Photo de couverture : CC Filckr / fdecomite

Photo d'illustration : CC Flickr / Point d'Appui National ANT


 

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