Un Français à Hollywood

Plan B (best of) Mercredi 23 janvier 2013

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Un Français à Hollywood
Rediffusion. Frédéric Bonnaud reçoit Barbet Schroeder pour sa rétrospective au festival Théâtre au cinéma, à Bobigny du 7 au 20 mars.

L'intégrale de Barbert Schroeder, dans le cadre de théâtre au cinéma.

La première diffusion de cette émission a eu lieu le 8 mars 2012.

Du mythique More, réalisé en 1969, à son dernier film, le mystérieux Inju (2008): tout revoir, plonger dans le polar avec L’Enjeu ou Before and After, frissonner d’angoisse avec Kiss of Death, pâlir d’effroi avec Le Mystère von Bulow ou côtoyer des personnages hors norme comme le Général Idi Amin Dada ou L’Avocat de la terreur

Barbet Schroeder affectionne souvent les “monstres ambigus” symptômes, à ses yeux, d’une société à la décadence parfois surannée, du moins ramenée à notre perception présente… à une question des Cahiers du cinéma (1981) qui lui demandaient s’il avait été heureux ces dernières années, le cinéaste répondait : “Très heureux, car le cinéma a permis à ma nature compulsive et aventureuse de s’investir totalement tous les trois ans (le pouvoir, le masochisme, les primates et l’éducation, et maintenant Charles Bukowski). J’ai eu jusqu’à présent la chance et les difficultés de faire exactement ce que je voulais.”


Barbet Schroeder a entrepris son périple cinématographique de France aux États-Unis en passant par la Colombie et le Japon, sans tomber dans le répétitif. L’itératif n’est pas du tout sa tasse de thé…
“Ma carrière cinématographique n’a pas d’orientation, de direction unique. J’aime changer à chaque film, prendre un chemin tout à fait différent de celui qui a précédé. Mon objectif est de surprendre. Cela ne me plaîrait pas d’être catalogué...”, explique-t-il.


Avec cette particularité qui réside dans cette propension à vouloir abolir les frontières entre fiction et documentaire pour développer les relations entre cinéma et vérité. Cette vérité au paradoxe parfois confondant.

Des résonances seront à relever également dans une carte géographique dont les contours ont été aimablement dessinés par Schroeder himself à travers des affinités électives qui contiennent les noms de Nicholas Ray, Cassavetes, Oshima, Ozu, Hawks, Schroeter, Rossellini. Autant de stations sur le chemin de ce cinéaste qui se sert de l’écran comme d’un suaire pour… laïque !


«Ma carrière cinématographique n’a pas d’orientation, de direction unique. J’aime changer à chaque film, prendre un chemin tout à fait différent de celui qui a précédé.
Mon objectif est de surprendre. Cela ne me plairait pas d’être catalogué...»

Barbet Schroeder, Diario Vasco, San Sébastien, 2006

«Bazinien, rouchien, amateur de limites, ethnologue attentif à ce qu’il y a de non-humain dans le comportement humain, Barbet Schroeder ne s’intéresse aux passions de ses héros que lorsqu’elles les précipitent en roue libre vers des précipices.»

Serge Daney, Libération


More, un film de Barbet Schroeder de 1969 mis en musique par le groupe Pink Floyd.

 

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Plan B... Pour Bonnaud est une émission préparée par Amel Khaldi et Nicolas guyonnet et réalisée par Christian Rose avec le concours des techniciens du Mouv' et de Radio France.

Le générique de l'émission est Yegelle Tezeta par Mulatu Astatake. La plupart de ses compositions sont disponibles dans la collection Les Ethiopiques, qui publie les standards de la musique Ethio-jazz.

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