Un bon bol de littérature

Le 12-13 Lundi 15 octobre 2012

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Un bon bol de littérature
Philippe Dana et Guillaume Battin reçoivent Mazarine Pingeot pour "Bon petit soldat" et Samuel Doux pour "Dieu n'est même pas mort" aux Editions Julliard

 

Mazarine Pingeot "Bon petit soldat" aux Editions Julliard

En ce début d'année 2012, Mazarine Pingeot est de ceux, de plus en plus nombreux, qui cheminent au côté du candidat François Hollande. Certains commencent à parler de victoire : Mitterrand aurait trouvé son successeur. Vivre le retour de la gauche, mais cette fois, en pleine lumière, permet à la jeune femme de mesurer le chemin parcouru depuis Bouche cousue.

 

Être ou ne pas être. Être un secret inavouable, affublé d'un prénom impossible, une vie entre les lignes : une enfant cachée. Être la fille du président Mitterrand ou ne pas être du tout. Être la progéniture adorée à la maison, au sein d'un trio aussi idéal que mythique, mais n'être rien ailleurs – rien, nada, personne. Être la soeur, la belle-fille, la nièce, la cousine, et la tante, d'une ribambelle de frères, belle-mère, oncles, cousins et neveux qui, eux, ne savent pas qui vous êtes.

Et puis soudain la lumière, pleins feux ; les flashs, le scandale. Être sa fille, enfin, officiellement. Un objet de curiosité, de suppositions, de préjugés, de rancoeur – ne vit-elle pas aux crochets de la République ? De harcèlement aussi, quand les paparazzi campent devant chez elle. Et puis devenir l'héritière morale. Le portrait craché. La représentante.



Samuel Doux pour "Dieu n'est même pas mort" aux Editions Julliard

Comment survivre quand sa propre famille n'a pas cessé, depuis quatre générations,
d'être dévastée par l'Histoire ?
Un premier roman tout en finesse, plein d'humour, et d'une sensibilitéà fleur de peau

 

Jeune trentenaire parisien, Elias apprend, non sans soulagement, que sa grand-mère maternelle, femme culpabilisante et anxiogène, vient de mettre fin à ses jours. Contraint de se rendre à Poitiers, qu'il exècre, pour organiser les funérailles, il découvre que la vieille dame juive s'est volontairement suicidée lors de Yom Kippour, jour du Grand Pardon. Si le geste est déjà chargé de symboles, le cauchemar ne s'arrête pas là, car la date ne dit pas la manière, et sur ce sujet tout le monde se tait... Elias se lance alors dans la recherche fiévreuse d'une bague sertie de diamants dont il doit hériter, témoignage d'une histoire séculaire.

 

 

Didier Si Ammour pour l'actualité Médias

 

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