Un autre foot est possible

World in Progress Samedi 13 juillet 2013

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Un autre foot est possible
Et si les supporters étaient associés aux décisions de leur club ? La planète foot tournerait sans doute plus rond. Une poignée de passionnés ambitionnent d'entrer au capital du FC Nantes. World in Progress aux pays des canaris qui croient en un football meilleur.

 

17 mai 2013. Après quatre saisons en Ligue 2, le FC Nantes retrouve l'élite en battant Sedan 1 à 0. En quelques secondes, une marée jaune canari envahit la pelouse.

 

Une soirée de fête, pleine de joie, d'espoir, de doutes aussi. Nantes rejoint la Ligue 1 avec un budget riquiqui : 30 millions d'euros. Tout peut arriver, y compris la vente intempestive du club par son unique actionnaire, le polonais Waldemar Kita, réputé impulsif.

Et quand ce jour viendra, ils seront prêts. Les supporters de l'association "A la Nantaise" travaillent d'arrache-pied sur un projet d'actionnariat populaire pour leur club. Jean-Pierre Clavier, professeur de droit à l'université de Nantes résume le principe :

 

Des supporters actionnaires, l'idée n'est pas nouvelle. Au Royaume Uni, la Fondation Supporters Direct soutient les initiatives de ce type. L'exemple emblématique reste celui du Barça. Près de 160 000 socios, investissent chaque année environ 150 euros chacun dans leur club (qui reste malgré tout très déficitaire).

 

Carte de socio du FC Barcelone

Sur les rives de Loire, les élus de tous bords défendent le projet d'"A la Nantaise", sous-tendu par un idéal de transparence et de gouvernance démocratique. Déclaration d'intention ou non, on imagine mal le contraire à l'approche des élections municipales.

Certains anciens du FC Nantes semblent croire en l'actionnariat populaire, à l'image de Vincent Bracigliano. Vice champion de France en 1986 avec le club, il est aujourd'hui restaurateur et entraineur adjoint de l'équipe première.


Pour d'autres, les supporters d'"A la Nantaise" ne sont que de doux rêveurs. Le football moderne s'étant créé une forte dépendance économique, il faut pouvoir attirer les financeurs. Pas forcément évident, pour un club dont les supporters détiennent 50% du pouvoir de décision. 

Les supporters sont-ils la solution du foot français ? Pour en parler, World in Progress reçoit l'économiste Luc Arrondel, le sociologue Nicolas Hourcade et David Lampitt, responsable de "Supporters Direct" en Angletterre.

 


 

 

 

 

 

 

 

 

Reportage signé Guillaume Battin (@GuillaumeBattin)

 

 

 

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