Transfuge #RentréeLittéraire

L'inventaire Lundi 19 août 2013

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Transfuge #RentréeLittéraire
550 romans pour la rentrée littéraire: Transfuge, le magazine littérature & cinéma, en a choisi 15 et aujourd'hui on se concentre sur trois auteurs: Haenel, Garcia, Toussaint, avec Oriane Jeancourt-Galignani.

Transfuge numéro 70

 

Rituel de l'année, la rentrée 2013 ne déjoue pas les attentes. Parmi les  555 livres qui paraissent, 15 romans français ont retenu notre attention. Amoureux, politiques, géographiques, ils sont aussi divers qu'énergiques.  Nous avons rencontré trois de ces auteurs : Jean-Philippe Toussaint,  Yannick Haenel, Tristan Garcia. Trois générations, trois idées de la  littérature qu'ils développent pour Transfuge. Chacun à leur manière  nous offre des voix, des mythes inédits. Même ambition chez Philippe  Vasset, l'heureuse surprise de la rentrée.   Autour d'eux, on trouvera de sacrés premiers romans, mais aussi  Jean Rolin, Sylvie Germain, Thomas Clerc... A ceux qui disent la  littérature française morte, ces quinze écrivains répondent en cette  rentrée en alignant de puissants romans. A nous de vous les faire  découvrir. A nous aussi de vous mettre en garde face à quelques ratés. Histoire de ne pas confondre bonne et fausse monnaie. Histoire de  garder intact, la soif de lire.

Les renards pâles, un livre de Yannick Haenel aux éditions Gallimard (22 août).

Un homme choisit de vivre dans sa voiture. À travers d'étranges inscriptions qui apparaissent sur les murs de Paris, il pressent l'annonce d'une révolution. Le Renard pâle est le dieu anarchiste des Dogon du Mali ; un groupe de sans-papiers masqués porte son nom et défie la France. Qui est ce solitaire en attente d'un bouleversement politique? Qui sont les Renards pâles? Leur rencontre est l'objet de ce livre ; elle a lieu aujourd'hui.

Faber, un livre de Tristan Garcia publié aux éditions Gallimard (22 août).

Dans une petite ville imaginaire de province, Faber, intelligence tourmentée par le refus de toute limite, ange déchu, incarne de façon troublante les rêves perdus d'une génération qui a eu vingt ans dans les années 2000, tentée en temps de crise par le démon de la radicalité. «Nous étions des enfants de la classe moyenne d'un pays moyen d'Occident, deux générations après une guerre gagnée, une génération après une révolution ratée. Nous n'étions ni pauvres ni riches, nous ne regrettions pas l'aristocratie, nous ne rêvions d'aucune utopie et la démocratie nous était devenue égale. Nous avions été éduqués et formés par les livres, les films, les chansons – par la promesse de devenir des individus. Je crois que nous étions en droit d'attendre une vie différente. Mais pour gagner de quoi vivre comme tout le monde, une fois adultes, nous avons compris qu'il ne serait jamais question que de prendre la file et de travailler.»

Nue, un roman de Jean-Philippe Toussaint, publié aux éditions de Minuit (5 septembre).

La robe en miel était le point d’orgue de la collection automne-hiver de Marie. À la fin du défilé, l’ultime mannequin surgissait des coulisses vêtue de cette robe d’ambre et de lumière, comme si son corps avait été plongé intégralement dans un pot de miel démesuré avant d’entrer en scène. Nue et en miel, ruisselante, elle s’avançait ainsi sur le podium en se déhanchant au rythme d’une musique cadencée, les talons hauts, souriante, suivie d'un essaim d’abeilles qui lui faisait cortège en bourdonnant en suspension dans l’air, aimanté par le miel, tel un nuage allongé et abstrait d’insectes vrombissants qui accompagnaient sa parade.  Nue est le quatrième et dernier volet de l'ensemble romanesque MARIE MADELEINE MARGUERITE DE MONTALTE, qui retrace quatre saisons de la vie de Marie, créatrice de haute couture et compagne du narrateur : Faire l’amour, hiver (2002) ; Fuir, été (2005) ; La Vérité sur Marie, printemps-été (2009) ; Nue, automne-hiver (2013).

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