Tiens ? Il est pas mort le vieux ?

République du Mouv' Mercredi 06 février 2013

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Tiens ? Il est pas mort le vieux ?
Il n’avait pas fait d’apparition en public depuis le 21 Octobre dernier. Fidel Castro, 86 ans, dont on disait il y a encore quelques semaines qu’il était proche de son dernier souffle, a fait un retour remarqué sur la scène médiatique.

Non, le leader Maximo n’est pas mort ! Oui, il est toujours présent et règnerait, même dans l’ombre, sur la petite île qu’est Cuba. A l’heure où le pays votait dans le cadre d’élections législatives, ce n’est pas l’issue des votes qui a créé la surprise mais bien Fidel Castro lui-même. Ce fut d’ailleurs le seul évènement de cette journée, l’absence d’opposition laissant en effet une voie royale à la réélection de Raul Castro fin février.

Celui qui assurait début 1959 que « le pouvoir ne l’intéresse pas » est resté maitre absolu de l’île pendant 47 ans. Personnage incontournable du monde politique, il fascine depuis des générations.

 

Mais quel sera le visage de Cuba après la mort de Castro ? Le leader Maximo emportera-t-il dans sa tombe l’ère Castro ? On en parle ce soir avec Jean-Pierre Clerc, ancien grand reporter au Monde, spécialiste du régime castriste, auteur de « Fidel Castro, une vie » aux éditions de l’Archipel.

 

La République du Mouv’ : Benjamin Illy

Attachée de production : Julie Verne

 

 

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Jean-Pierre Clerc - « Fidel Castro, une vie »  éditions de l’Archipel.

Présentation de l’éditeur :

« « Le pouvoir ne m'intéresse pas », assurait début 1959 le jeune avocat Fidel Castro, 33 ans, tombeur du tyran Batista. Le Lider maximo aura pourtant exercé sa férule sur Cuba pendant un demi-siècle, avant de transmettre le flambeau à son « jeune » frère Raúl, de quatre ans son cadet.
Au fil du temps, il aura affronté les États-Unis, attisé les guérillas d'Amérique latine avec l'aide de son compañero « Che » Guevara, joué Pékin contre Moscou, tenté d'imposer La Havane comme troisième pôle de la Révolution mondiale et remodelé le Sud de l'Afrique, avec l'aide du protecteur soviétique. Il a laissé aux Cubains la Sécurité sociale et l'éducation gratuite, mais leur salaire moyen est aujourd'hui de 18 euros par mois, l'un des plus faibles de

la planète.


De quel poids pèse encore, de sa retraite médicalisée, le vieillard qui fut longtemps « la » voix de Cuba, un phare pour les opprimés d'Amérique latine et, un temps, l'idole de la jeunesse passionnée des cinq continents ? De l'enfance paysanne à sa sortie de scène, en passant par l'éducation jésuite et la jeunesse baroudeuse, l'auteur accompagne la trajectoire d'un révolutionnaire qui aura durablement marqué notre époque. Et redessine la carte de Cuba en 2013 : dictature militaire, oui ; socialiste, pourquoi pas ; en transition vers une économie moins administrée, sans doute ».

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