Three Little Plats du Jour

L'édito Mardi 10 décembre 2013

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Three Little Plats du Jour
Les héritiers de Bob Marley ne veulent pas que l'on associe l'image de leur rasta-papa à de la bouffe. Sauf si on paye pour.

 

C'est l'histoire d'une indignation toute relative. La famille Marley, héritiers de Bob, attaque en justice la chaîne de restos américaine Raising Cane's, qui fait son beurre et sa com sur du poulet frit estampillé "One Love". Pas de référence directe à la chanson du même nom, mais difficile de nier que l'expression y est à jamais associée, tant il est vrai que nul n'est sensé ignorer le Top 50.

N'ayant pas demandé le droit d'utiliser ledit titre, Raising Cane risque fortement de se faire taper sur les doigts par la justice, saisie par la famille Marley. Très bien.

 

Là tout de suite, on s'imagine le courageux combat d'une famille unie derrière ce que représentait son illustre patriarche, ses combats et son image, qu'on ne saurait accoler à tout et n'importe quoi. C'est beau. Sauf que pas du tout.

Ce qui les chagrine, c'est que Raising Cane n'ait pas demandé. Parce que pour ce qui est de vendre le nom, la musique, l'univers, l'essence même de feu leur père, y a pas de souci.

On sent bien l'esprit "stand up for your rights", non ? Non.

 

La preuve avec ce resto complètement WTF, cité par la famille Marley dans leur plainte contre Raising Cane pour faire montre de leur bonne foi si les choses sont faites dans les règles: Bob Marley, a Tribute to Freedom. Le machin est en Floride, on y mange des salades No Woman, No Cry, des cheesecakes Is This Love, et les entrées sont rassemblées sous l'appelation "Belly Full", clin d'oeil super naze s'il en est.

Comme quoi, hein, chacun son combat.

Thomas Rozec

 



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