The Strokes

Reprises de volée Mardi 29 janvier 2013

Réécoute
Dernières diffusions
08/04/13 Wonderwall
25/03/13 The Clash
The Strokes
À l'occasion de la sortie annoncée de leur disque, petit retour les reprises des Strokes. Avec les New-Yorkais, cet exercice indispensable à tout musicien tient parfois du génie, parfois de l'échec le plus total.

 

Si habituellement ici, il est question d'un seul morceau, on va plutôt profiter de la sortie d'un nouveau titre des Strokes pour voir si le groupe a tant marqué les années 2000 qu'on veut bien le croire. En 2001, la sortie de Is This It est un séisme, avec un genre de retour au rock cradingue tendance garage.

 

Hard To Explain, un chanson dont on a quand même peu de difficultés à expliquer pourquoi elle a fonctionné. Ce premier disque a droit à une série d'hommage, dont ce titre d'Owen Pallett, un violoniste qui gravite autour d'Arcade Fire. Ce titre est extrait de l'excellente compilation de Stereogum, Stroked. Avec son violon et une pédale pour y caler des boucles, le Canadien réussit à rendre l'énergie du morceau original.

 

Parmi les titres sortis en simple à l'époque, on trouve au premier rang un certain Last Nite, qui a fait la joie des étudiants en 2001. Une occasion en or de se dévêtir pour se rouler ensuite à moitié nu dans la mauvaise bière, en pleine orgie estudiantine. C'était le bon temps.

 

Là, ça devient un peu plus compliqué de trouver des reprises un peu originales. On a bien la chanteuse anglaise Adele qui s'y colle, à sa manière. Alors pourquoi pas, mais elle a fait assez peu d'effort en matière de réinstrumentation. Et c'est dommage.

Parmi les petits malins qui se lancent dans l'exercice, il y a aussi Pigeon John. Lui, c'est plutôt un habitué du Hip-Hop, mais à l'occasion il se permet de poser sa voix sur de la guitare acoustique.

Le drame c'est que, comme toujours, de valeureux anonymes, des internautes plein d'espoir se lancent eux aussi dans la reprise. Le résultat est hélas rarement à la hauteur de l'original. En 2003, les Strokes sortent Room on Fire, un disque qui rappelle le précédent, et sur lequel on trouve le morceau Reptilia. Eh bien après la reprise métal, après la reprise à la flûte à bec, un internaute n'écoutant que son courage y est allé de son couplet au ukulélé. Voilà.

Internet est facétieux, alors il s'est aussi amusé à se moquer du dernier titre du groupe new-yorkais. Mais il a le bon goût de ressuciter Rabbi Jacob. Merci pour lui.

 

Commentaires