The Libertines ou l'éternel conflit

Bureau de vérification des paroles Lundi 23 juin 2014

Réécoute
The Libertines ou l'éternel conflit
"Can’t stand me now" c’est l’histoire d’une amitié et d'un groupe qui partent en cacahuètes devant tout le monde. Elle est extraite du second album éponyme du groupe, en 2004, juste avant qu'ils ne se séparent. Un règlement de compte radical en chanson.

 

Ce n’est pas une chanson d’amour mais d’amitié qui parle d’un fait divers réel. Alors que les Libertines sont en tournée au Japon sans Doherty en 2003, le voilà, Doherty, qui déboule dans l’appart de Carl Barat et qui lui vole entre autres un ordinateur portable et une vieille guitare.

Quand on se met à piquer des trucs chez les copains, c’est pas bon signe. Comme quand votre groupe fait une tournée sans vous remarquer. 

A ce moment de l’histoire du groupe, Doherty est donc exclu de la tournée, il est censé se défaire de son addiction à l’héroïne, bon courage... Dans sa tête, c’est comme s’il était hors du monde.

Tout est là, dans les paroles, c’est carrément de l’exhibitionnisme. D’ailleurs sur la pochette de l’album on voit les deux montrer leurs tatouages. De l’exhib je vous dis !

The Libertines - Album cover - 2004, par Arnaud Jamin


Extrait des paroles

An ending fitting for the start
C’est une fin conforme à nos débuts

You twist and tore our love apart
Tu tords ton amour et tu le déchires

Your light fingers through the dark
Tes doigts légers à travers l’obscurité

That shattered the lamp and into darkness cast us
ont fracassé la lampe et nous ont plongé dans le noir

No, you've got it the wrong way round
Non, tu comprends rien du tout

You shut me up, and blamed it on the brown
tu me fais taire et tu mets ça sur le compte de la dope

Cornered the boy kicked out at the world
Le garçon au coin, exclu du monde

The world kicked back a lot fuckin' harder now
et maintenant le monde se venge encore plus fort

 

Can't stand me now est une courte fable : Carlito et Pitou sont dans un bateau. Le bateau coule. Que reste t-il ? Des chansons comme celle là.

Après de nombreuses péripéties, le groupe s’est reformé en 2010 pour des concerts gigantesques et pour l’argent, ils ne s’en cachent pas du tout. Oui, Pete Doherty a des enfants un peu partout en Angleterre, il doit payer des pensions alimentaires.

 

Et à l’heure qu’il est ils sont certainement en train de répéter pour cette nouvelle reformation qui les verra jouer à Hyde Park le 5 juillet, au festival de Benicassim en Espagne le 19 et le 30 septembre au Zénith de Paris.

 

 

 

 

Arnaud Jamin


 

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