Télécharge ton emploi sur smartphone

le Reportage de la Rédaction Mercredi 11 septembre 2013

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Télécharge ton emploi sur smartphone
Le marché des applications pour mobiles est en plein boom. Au moment où Apple dévoile ses nouveaux joujoux, une association de professionnel du secteur publie des statistiques : 529.000 emplois créés depuis 2008 en Europe.

 

Augustin Arrivé, de la rédac' du Mouv', a lâché Candy Crush pour partir en reportage. Le résultat est dispo en cliquant ci-dessus.

 

Le saviez-tu ? Il existe une application pour smartphone du Pôle Emploi. Elle s'appelle "Application mobile Pôle emploi". Elle permet d'actualiser sa situation mensuelle, de feuilleter les 108.496 offres disponibles (notamment, ce mercredi matin, un poste de taxidermiste en Côte-d'Or) et de trouver le mouroir Assédic le plus proche de chez soi.

 

 

Et grace à cette application, vous pouvez vous rendre compte qu'il existe de nombreux jobs à pourvoir dans le secteur des applications. Celui-ci par exemple, ou bien celui-là. C'est un monde en plein essor, la présentation hier de deux nouveaux smartphones d'Apple le prouve encore. Les ventes de tablettes ont été quadruplées en trois ans. Et 529.000 emplois ont été créés en Europe depuis 2008.

 

Cette stat', publiée par l'Association pour la technologie compétitive, cache des situations variées. Betomorrow, fondé en 2002 alors que les smartphones n'existaient même pas, fonctionne aujourd'hui parfaitement. La société basée à Bordeaux conçoit des applis pour de grandes marques. Son ancienneté lui assure une légitimité auprès de cette clientèle. Et ces contrats lui ont permis de doubler ses effectifs.

 

"Live Sailing", l'appli de Betomorrow pour suivre en direct les courses de voile

 

Quarante personnes travaillent aujourd'hui sur la conception et la réactualisation en permanence de programmes pour la Fédération internationale d'escrime, le Ministère de l'enseignement supérieur ou les papiers toilettes Le Trèfle. "Aujourd'hui, le secteur a toujours besoin d'ingénieurs informaticiens et de graphistes, mais aussi de plus en plus de marketteurs et de commerciaux", explique Xavier Tessier, le directeur associé. Dans la jungle des applis, il faut savoir se faire connaître.

 

Sébastien Borget, co-fondateur de Pixowl, est persuadé que se lancer, en 2013, dans la conception de jeux pour smartphones, relève d'une mission quasi-impossible. "Aujourd'hui, les grands studios se sont réveillés et la qualité des jeux s'est nettement améliorée. Si tu es seul dans ton garage, bon courage !"

 

Greedy Grub -- Trailer Vidéo Français -- Produit par Pixowl & Laurel from Pixowl on Vimeo.

 

Lui a eu la chance (et le flair) de lancer sa start-up en 2011, in-extremis. Avec quatre jeux à son actif, Pixowl vient d'atteindre l'équilibre financier grace à ses douze millions d'utilisateurs qui peuvent dépenser de l'argent pour faire avancer leurs parties. Aux Etats-Unis, entre 5 et 20% des joueurs n'hésitent pas à mettre la main au porte-feuilles pour progresser dans Greedy Grub. Les autres profitent gratuitement du gameplay de base, déjà très rigolo.

 

La société est basée à San Francisco (pour être proche des grands noms du milieu), mais elle possède aussi un bureau à Buenos Aires (où les salaires sont moins chers). Une petite multinationale un brin précaire puisque rien n'assure que les joueurs d'aujourd'hui continueront à dresser leur Grub demain.

 

"Doodle Grub", le premier jeu des studios Pixowl, en 2011

 

"Quand je prépare un nouveau jeu, je dois penser à ce qui va plaire aux utilisateurs et ce qui va créer chez eux une dépendance pour les inciter à rejouer sans s'arrêter." A l'en croire, rien n'est laissé au hasard. L'ensemble des applications de jeux sur iOS et Google Play génère aujourd'hui plus de revenus que les consoles portables de Nintendo et Sony. Il semblerait qu'il y ait des recettes qui marchent. 


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