Talisco

Rodéo sur Le Mouv' Lundi 18 mars 2013

Réécoute
Dernières diffusions
07/01/14 Newcomers
06/01/14 Black Yaya
Talisco
Talisco, indie rock parisienne relevée à la sauce cactus dans Rodéo, dont l'EP "My Home" sort aujourd'hui, vient allumer la semaine !

 

Talisco


 

EP « My Home » le 18 mars 2013 (ROY Music / Universal)

 

Western moderne…

Six cordes en guise de gun, cartouches électro, Talisco raconte sa propre conquête de l’Ouest. Allergique aux postures en tout genre, le songwriter écrit un nouveau chapitre du grand songbook américain tout au long d’un captivant road-trip musical, lorgnant tout autant les plaines poussiéreuses du Midwest que les buildings des cités industrielles. Son premier EP s’intitule My Home. Pas de maison en dur ici, mais une virée en 4L dans les mélodies pop-folk et les nappes électro. Loin des formats XXL et des orchestrations clinquantes du Nouveau Continent, mais en frenchy à fleur de peau. Avec lui, tout est question de mesures. Certains évoqueront les rivages californiens du freak folk et les volutes psychédéliques du gourou Devendra Banhart, Talisco s’en cogne comme de sa première chemise à carreaux et répond qu’il n’existe de frontières que celles que l’on s’impose.

A l’image de sa musique, l’artiste fuit les parcours fléchés. Bordelais de naissance, parisien d’adoption, toujours en quête de nouvelles escales, «ces beaux matins où tu te lèves et t’aperçois que tu n’es plus à ta place et qu’il est temps d’aller voir d’autres horizons. En général, tous les deux ans...» Sur son passeport, seules comptent ses origines espagnoles. Ses chansons racontent en filigrane les libertés confisquées, sous Franco ou par des tyrans plus intérieurs, les terres brûlées, les complaintes méditerranéennes et les joies violemment marquées par les compás. Enfant, Talisco baigne dans les B.O. de western spaghetti dont raffole son père, mais aussi dans le folklore ibérique. Adulte, le musicien déplacera naturellement les studios de Cinecittà vers d’étranges déserts latinos. Almería-Arizona plutôt que Paris-Texas.

Talisco découvre la musique et la guitare à l’âge des premières révoltes. Le conservatoire le rase, il compose ses chansons dans sa chambre et monte un groupe de rock, sur les traces de Slash, Rod Stewart et Stevie Wonder. Mais la vie l’embarque vers d’autres scènes, dix ans à travailler dans le marketing. Durant cette période, son home sweet home se transforme rapidement en home studio, les machines tissant d’hypnotiques canevas aux riffs de guitare et à ses dentelles de chant, qui ne sont pas sans rappeler Nick Drake, le colosse à l’âme d’argile, ou les envolées lyriques d’un Jeff Buckley. Impressionnant pour un artiste qui ne chante que depuis deux ans ! La touche Talisco ? Un mélange de trip hop (dans la veine de Morcheeba et des productions du label anglais Ninja Tune), de pop et de folk songs, entre sons bruts et lézardes de Telecaster. Et, de-ci de-là, percent les palmas et les clics.

A bas les schémas : «je ne conceptualise pas ma musique. Certains de mes morceaux, conçus comme un mauvais trip, farfelu, via un arpège de guitare casse-gueule, n’ont ni début ni fin. Par contre, je peaufine les textures de sons afin d’avoir une véritable signature musicale.» Comme sur le titre Dream Alone, où castagnettes et claps créent une joyeuse embardée entre fièvre latina et urgence rock. Ou l’emballant single Your Wish, dans lequel les guitares acoustiques éventrent les boucles électro. «Si je devais donner un décor à ma musique, il y aurait du sable et des cactus, des paysages arides traversés dans une course effrénée.» Le rodéo Talisco. La B.O western de 2013.

Source : ROY Music

Le site de Talisco

 

En concert :

Mar 18 - Le Baron, Paris

Mar 19 - Le Réservoir, Paris

Mar 23 - Le Dandy, Paris

Apr 09 - Point Ephémère, Paris

May 09 - l' Aéronef, Lille

Jun 28 - Noumatrouff, Mulhouse

 

 

Commentaires