Survivre aux vacances en famille et/ou au camping

Rien à voir Mardi 29 juillet 2014

Réécoute
Survivre aux vacances en famille et/ou au camping
Ami internaute, toi qui ne pars pas en vacances, tu ne rates rien. Ça coûte affreusement cher. Du coup si t’as pas les moyens, t’as que deux options : les vacances en famille ou les vacances au camping.

Inutile de développer pourquoi il n'y a rien à regretter à manquer des vacances en famille. La psychanalyse l'a très bien expliqué: à un moment, il faut couper le cordon.

Quand on est avec ses parents, on a tendance à se comporter comme à l'époque, comme quand on était ado. On se retrouve à dire des trucs du genre: « Non mais maman c'est bon quoi ! » avec un ton, et une voix, qu'on croyait avoir enterré en même temps que son appareil dentaire. Et c'est dur.

La version un peu plus adulte de ça, ce serait les vacances avec la belle-famille... C'est pire ! Il n'y a rien de plus mystérieux, de plus incongru, de plus bizzare qu'une autre famille que la sienne. Quand on débarque là-dedans, on fait face à des codes et à des rites qui nous sont inconnus. Par exemple il y a le frère qui ne parle pas et quand il ouvre la bouche, il n'y a que toi qui ne le comprend pas. C'est le syndrome du cousin Machin.

Les galères du camping

L'autre option, c'est donc le camping. Il y a un truc qu'il faut savoir sur les tentes, c'est que c'est inadapté à TOUS types de météo. Essaye de faire l'amour sous une tente quand le soleil brille dehors, c'est pas compliqué, ça se transforme en séance de yoga bikram. Alors c'est sur, quand on est littéralement noyé dans sa propre sueur et dans celle de l'autre, on passe une étape dans l'intimité.

S’il pleut, c'est l'enfer aussi. Admettons que t’aies investi dans une tente high-tech, une tente avec un double-toit, t’es au sec, t’as l’impression d’être le roi du pétrole.

Mais s'il pleut vraiment, le terrain sur lequel la tente est plantée commence à se dérober. C'est à dire que la terre se barre en éboulis sous la toile, qui se met à dériver... Tu es Noé sur son arche, soumis au déchainement des éléments. Et puis de toute façon au camping il manque toujours un truc.

 

Tu t'es cru malin d'avoir pris un sac de couchage mais t'as oublié le tapis de sol... Du coup tu dors en mode "fakir", tu sens tous les cailloux qui te perforent le dos.

Idem, si tu as pris un matelas gonflable, tu as oublié le gonfleur et tu te retrouves comme un con à vider tes poumons. Tu veux te faire un casse-croute, tu n'as pas de couteau suisse. Tu veux rentrer dans ta tente à la nuit tombée, mais tu n'as pas de lampe torche...

Mais le pire au camping, c'est que tu es obligé d'être un quelqu'un de sympa, quelqu'un de convivial, qui prête son rouleau de papier toilette quand il faut. Sinon à la moindre pluie, tu dérives avec ta tente arche de Noé.

Une chronique pour ne rien regretter. Et surtout pas d'être privé de vacances.

 


 

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